Six semaines pour se relever d’un 6-0 6-0
Il faut remonter à 1911 pour retrouver une finale dames à Wimbledon aussi déséquilibrée. L’été dernier, Amanda Anisimova n’a pas pris le moindre jeu face à Iga Swiatek : 6-0 6-0 en 57 minutes, sur le Centre Court, pour sa première finale du Grand Chelem. « Je me suis un peu figée à cause des nerfs », avait-elle reconnu, en promettant d’en sortir grandie.
On pouvait douter du délai. La réponse est tombée vite. Six semaines plus tard, à l’US Open, l’Américaine prenait sa revanche sur Swiatek en quarts, dominait Naomi Osaka, et atteignait une deuxième finale majeure consécutive. Rare, à ce niveau, de digérer une telle gifle aussi vite.
Une joueuse qui a appris à durer dans l’échange
Anisimova, 24 ans, revient cette semaine à Wimbledon après une saison contrariée. Séparation avec son entraîneur, deux mois manqués sur terre battue à cause d’un poignet gauche douloureux, élimination en quarts au Queen’s. Son tennis, lui, a évolué. Frappeuse puissante qui cherche à prendre l’initiative, elle construit désormais mieux ses points.
Emma Raducanu, qui l’a affrontée quatre fois en dix-huit mois, l’a constaté de près : « Sa façon de rivaliser cette année, même quand rien ne tourne en sa faveur, a fait la différence. » Numéro 6 mondiale, deux fois finaliste en Grand Chelem, l’Américaine n’arrive pas à Londres en simple touriste.
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La peinture, les études et un objectif intact
Entre deux tournois, Anisimova s’octroie des journées sans tennis. Elle peint, vend certaines toiles au profit d’œuvres caritatives, et garde une année à boucler dans son cursus de commerce et psychologie. « Wimbledon reste Wimbledon. J’adorerai toujours y revenir », glisse-t-elle. Avec une idée derrière la tête : réécrire l’histoire dans le bon sens.
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