Une première rotation contrastée pour les Bleus
Le Masters 1000 de Cincinnati a démarré avec trois Français sur le pont, et le bilan est mitigé. Quentin Halys a sauvé la journée tricolore en s’imposant face à Vit Kopriva, tandis que Kyrian Jacquet et Valentin Royer ont été éliminés dès leur entrée en lice.
Pas de carton plein, donc. Mais une victoire solide pour Halys, capable de s’en sortir en deux sets dans un match qui aurait pu devenir beaucoup plus piégeux. Dans un tableau dense, sur dur américain, chaque tour gagné vaut cher, surtout quand il faut déjà batailler pour rester debout.
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Jacquet n’a jamais vraiment trouvé l’ouverture
Issu des qualifications, Kyrian Jacquet avait une vraie occasion à saisir face à Daniel Vallejo. Mais le Français est rapidement parti avec du retard dans le premier set, et sur ce genre de surface, face à un adversaire installé dans son rythme, courir derrière le score devient vite épuisant.
Mené trop tôt, Jacquet n’a jamais vraiment réussi à inverser la dynamique. Il s’incline 6-2, 6-4, avec la frustration probable de ne pas avoir pu prolonger l’élan des qualifications dans le tableau principal.
Cincinnati s’arrête donc vite pour lui, même si l’expérience reste utile. Passer par les qualifs, entrer dans un Masters 1000, goûter à cette intensité : ce sont aussi des étapes qui comptent dans une saison.
Royer tombe sur Tsitsipas
Valentin Royer, lui, avait hérité d’un morceau bien plus lourd : Stefanos Tsitsipas. Le Grec, entré in extremis dans le tableau principal, n’est plus forcément dans la période la plus dominante de sa carrière, mais son nom, son expérience et sa qualité de balle restent un vrai défi pour n’importe quel joueur.
Royer a résisté. Il a poussé Tsitsipas dans un premier set accroché, perdu au tie-break, puis a encore tenu dans la deuxième manche avant de céder 7-5.
Défaite 7-6, 7-5. Le score est sec dans le résultat, mais pas dans le contenu. Royer n’a pas explosé. Il a tenu la distance, obligé le Grec à rester sérieux, et montré qu’il pouvait exister dans ce type d’affiche. Mais à ce niveau, les petits détails décident souvent de tout.
Halys renverse le premier set
Quentin Halys avait lui aussi un match délicat face à Vit Kopriva. Et le scénario aurait pu mal tourner dès la première manche. Le Tchèque a même servi pour le gain du set, preuve que Halys a dû s’accrocher avant de prendre les commandes.
Mais le Français a eu le mérite de ne pas paniquer. Il est revenu, a emmené Kopriva au tie-break, puis a fait basculer cette manche importante de son côté. Dans un premier tour, ce genre de set volé au bon moment peut changer tout le match.
Derrière, Halys a joué avec plus de marge. Plus solide dans les moments clés, il a conclu en deux manches : 7-6, 6-4.
Une victoire qui fait du bien
Pour Halys, ce succès est précieux. Pas seulement parce qu’il lui permet d’avancer dans un Masters 1000, mais aussi parce qu’il a montré de la solidité mentale. Quand l’adversaire sert pour le set et qu’on finit quand même par s’imposer en deux manches, c’est généralement le signe d’un joueur qui a su rester dans son plan.
Halys possède les armes pour être dangereux sur dur : un gros service, une frappe lourde, une capacité à raccourcir les échanges. À Cincinnati, ces qualités peuvent lui permettre de gêner beaucoup de monde, à condition de garder cette lucidité dans les moments chauds.
Un seul Français passe, mais avec autorité
La première rotation française laisse donc un goût partagé. Jacquet sort trop vite, Royer tombe avec les honneurs face à Tsitsipas, et Halys avance en patron calme dans un match qu’il a su reprendre par le bon bout.
Ce n’est pas une journée parfaite pour les Bleus.
Mais dans un Masters 1000, il suffit parfois d’un joueur qui passe pour garder une histoire en vie. Ce jeudi, cette histoire s’appelle Quentin Halys.
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