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Ballon d’Or : pourquoi les défenseurs sont-ils si rarement récompensés ?

Ballon d’Or : pourquoi les défenseurs sont-ils si rarement récompensés ?

Pourquoi le Ballon d’Or échappe-t-il si souvent aux défenseurs ?

On se souvient du but, mais beaucoup moins de celui qui l’a empêché.

Cette différence résume une bonne partie du problème rencontré par les défenseurs dans la course au Ballon d’Or. Un attaquant peut marquer lors d’une finale et inscrire son nom dans l’histoire en l’espace de quelques secondes. À l’autre bout du terrain, un défenseur peut livrer un match presque parfait sans laisser derrière lui une image aussi forte. Son travail se retrouve dans les espaces fermés, les courses accompagnées, les duels évités et les actions qui n’arrivent jamais jusqu’au gardien.

Au moment de voter, tout cela pèse rarement aussi lourd qu’un but.

La cérémonie 2026, programmée le lundi 26 octobre à Londres, devrait une nouvelle fois le rappeler. Pour cette 70e édition, plusieurs joueurs offensifs occupent déjà le devant de la scène. Kylian Mbappé a encore empilé les réalisations. Harry Kane a poursuivi sur son rythme habituel avec le Bayern Munich. Ousmane Dembélé a ajouté une nouvelle Ligue des champions à son palmarès avec le Paris Saint-Germain. Michael Olise et Lamine Yamal ont également marqué la saison, chacun à leur manière.

Rodri apparaît comme le seul candidat vraiment défensif parmi les principaux noms cités. Encore faut-il préciser qu’il évolue au milieu de terrain. Aucun défenseur central ou latéral ne semble en mesure de rejoindre la bataille pour la première place.

Rien de nouveau, donc.

Créé en 1956 par France Football, le Ballon d’Or a récompensé des générations de joueurs. Stanley Matthews fut le premier à recevoir le trophée. Johan Cruyff, Michel Platini, Zinédine Zidane, Ronaldo, Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi ont ensuite construit une partie de leur légende autour de cette récompense.

Les défenseurs, eux, sont presque absents du palmarès. Franz Beckenbauer a gagné en 1972 et en 1976. Matthias Sammer lui a succédé vingt ans plus tard, avant le sacre de Fabio Cannavaro en 2006. Depuis, plus rien.

Trois défenseurs récompensés en près de soixante-dix ans. Quatre trophées seulement. Le chiffre paraît presque absurde lorsque l’on connaît l’importance du poste dans les grandes équipes. Personne ne gagne une Ligue des champions ou une Coupe du monde avec une défense fragile. Les meilleurs entraîneurs consacrent une grande partie de leur travail à l’organisation sans ballon, au contrôle de la profondeur et à la protection de la surface. Pourtant, ces éléments disparaissent souvent lorsque vient le moment de choisir le meilleur joueur de la saison.

Comment les votants choisissent-ils le Ballon d’Or ?

Le fonctionnement du vote n’est pas particulièrement compliqué. Pour le trophée Ballon d’Or masculin, des journalistes issus des cent premiers pays du classement FIFA établissent leur classement à partir d’une liste de trente joueurs.

Chaque votant sélectionne dix noms. Le premier reçoit quinze points, le deuxième douze, puis le barème descend progressivement jusqu’au dixième. Une fois tous les bulletins réunis, le joueur qui possède le total le plus élevé remporte le Ballon d’Or.

Les journalistes doivent s’appuyer sur trois grands critères. Les performances individuelles et le caractère décisif du joueur occupent la première place. Les résultats collectifs et les trophées gagnés sont ensuite pris en compte, avant la classe et le fair-play.

Depuis 2022, l’évaluation du Ballon d’Or porte sur une saison sportive et non plus sur une année civile. Le Ballon d’Or 2026 doit ainsi récompenser les performances réalisées pendant l’exercice 2025-2026, avec une Coupe du monde susceptible de modifier la hiérarchie établie en club.

En théorie, aucun poste n’est favorisé. Le règlement ne réclame pas un nombre minimum de buts ou de passes décisives. Il ne précise pas non plus qu’un attaquant doit être préféré à un défenseur lorsqu’ils ont remporté les mêmes trophées.

Mais le mot « décisif » ne possède pas la même force selon le poste occupé.

Un attaquant qui marque à la dernière minute est immédiatement identifié comme le héros. Un gardien qui repousse un penalty peut bénéficier du même traitement. Pour un défenseur, la situation est plus floue. Une intervention à quelques mètres du but peut sauver son équipe, mais elle sera souvent racontée comme un « simple tacle ». Une couverture réussie ne sera parfois même pas montrée dans le résumé.

Le vote repose donc sur des critères communs, mais les joueurs ne partent pas avec les mêmes armes.

Les attaquants règnent sur le palmarès du Ballon d’Or

Le constat ne demande pas une longue démonstration. Sur les 69 trophées remis entre 1956 et 2025, quatre seulement ont été attribués à des défenseurs. Moins de 6 %.

Les gardiens connaissent une situation encore plus difficile. Lev Yachine, récompensé en 1963, reste le seul portier à avoir remporté le Ballon d’Or. Plus de soixante ans ont passé sans qu’un autre joueur du poste ne l’imite.

Les latéraux n’ont jamais gagné. Paolo Maldini, Roberto Carlos, Cafu, Philipp Lahm et Dani Alves ont pourtant dominé leur poste, accumulé les titres et transformé la manière de l’occuper. Aucun n’a terminé en tête.

La tendance ne s’est pas atténuée avec le temps. Parmi les dix derniers Ballons d’Or attribués, huit sont revenus à des joueurs offensifs. Lionel Messi a été sacré en 2015, 2019, 2021 et 2023. Cristiano Ronaldo a gagné en 2016 et en 2017, Karim Benzema en 2022 et Ousmane Dembélé en 2025.

Luka Modrić et Rodri constituent les deux exceptions de cette période. Le Croate avait remporté la Ligue des champions avec le Real Madrid avant d’emmener sa sélection jusqu’en finale de la Coupe du monde 2018. Rodri s’était quant à lui installé au cœur des succès de Manchester City et de l’Espagne.

Même pour un milieu, il faut donc une saison qui sorte largement de l’ordinaire. Des trophées majeurs, une régularité irréprochable et une histoire facile à raconter. Un défenseur doit généralement en faire davantage encore.

Un but se compte, une bonne défense se raconte

Les attaquants disposent d’un avantage évident : leur saison tient dans une ligne de statistiques. Quarante buts, quinze passes décisives, huit réalisations en Ligue des champions. Ces chiffres peuvent être comparés en quelques secondes. Ils fonctionnent même lorsque le votant n’a pas vu tous les matchs du joueur concerné.

Les données défensives sont beaucoup moins confortables. Le nombre de tacles, d’interceptions ou de duels gagnés apporte des indications, mais aucune de ces statistiques ne suffit à décrire le niveau réel d’un défenseur. Un joueur peut multiplier les tacles parce qu’il défend souvent en reculant ou parce qu’il s’est retrouvé en retard. À l’inverse, un défenseur très bien placé peut terminer une rencontre avec peu d’interventions à effectuer.

Le meilleur défenseur n’est pas nécessairement celui qui se jette au sol dix fois par match. C’est parfois celui qui oblige l’attaquant à jouer en retrait, qui ferme une ligne de passe ou qui accompagne une course jusqu’à ce que le danger disparaisse. Rien de très spectaculaire. Rien de facile à transformer en vidéo de trente secondes non plus.

Cette invisibilité pénalise le poste. Le ballon termine au fond des filets, le buteur apparaît sur l’écran et son total augmente. Lorsque le défenseur empêche une action de se développer, aucune statistique universelle ne vient vraiment récompenser son geste.

Le football moderne produit pourtant de plus en plus de données. Les analystes peuvent mesurer les pressions, les ballons récupérés, les passes cassant une ligne ou les duels aériens remportés. Malgré cela, le but reste l’indicateur que tout le monde comprend immédiatement.

Une seule erreur peut effacer tout un match

L’attaquant et le défenseur ne sont pas jugés de la même façon. Un buteur peut manquer plusieurs occasions, perdre des ballons et traverser une rencontre discrètement. S’il inscrit la réalisation décisive, le reste passe souvent au second plan. Son match est sauvé.

Le défenseur suit le chemin inverse. Il peut gagner tous ses duels pendant quatre-vingt-cinq minutes, puis commettre une erreur sur une relance. Si l’adversaire marque, cette action devient immédiatement le résumé de sa soirée.

Son poste supporte mal l’approximation. Une faute de placement, un ballon mal dégagé ou un marquage abandonné se paie souvent au tableau d’affichage. Même une glissade peut rester attachée à la carrière d’un joueur pendant plusieurs années.

Cette différence joue forcément dans l’image laissée sur une saison. L’attaquant dispose de nombreuses occasions de se rattraper. Le défenseur doit surtout éviter que sa faute ne devienne un but.

La réussite collective complique encore son dossier. Lorsqu’un joueur marque, son nom apparaît seul à côté de la réalisation. Lorsqu’une équipe conserve sa cage inviolée, le mérite est réparti. Le gardien a réalisé ses arrêts, la défense a tenu, les milieux ont protégé l’axe et les attaquants ont participé au pressing.

Le défenseur a besoin du collectif pour être performant, mais ce même collectif lui enlève une partie du crédit.

Les résumés fabriquent aussi les favoris

Les journalistes chargés du vote ne peuvent pas suivre chaque rencontre disputée par les trente nommés. Personne ne le peut. Ils regardent donc les grandes affiches, les matchs internationaux, les phases finales et les résumés.

C’est ici que l’écart se creuse. Un but spectaculaire traverse les frontières. Une frappe lointaine, un dribble ou un coup franc peut être rediffusé des centaines de fois en quelques heures. L’action se comprend immédiatement, sans avoir besoin de revoir les cinq minutes précédentes.

Le travail défensif réclame davantage d’attention. Pour apprécier une couverture, il faut observer la position de toute la ligne. Pour comprendre une sortie réussie, il faut regarder le départ de l’action et les déplacements adverses. Une intervention peut sembler banale lorsqu’elle est isolée, alors qu’elle découle d’une excellente lecture du jeu.

Sur les réseaux sociaux, cette différence devient encore plus forte. Le football y est découpé en gestes courts. Les joueurs offensifs sont naturellement avantagés, car leurs meilleures actions possèdent un début et une fin très clairs.

Le Ballon d’Or récompense une saison, mais il récompense aussi un récit. Le buteur qui porte son équipe jusqu’au titre, le jeune prodige qui fait basculer une Coupe du monde ou le capitaine qui marque en finale offre une histoire immédiate. Le défenseur qui organise sa ligne pendant dix mois laisse moins de scènes marquantes.

Beckenbauer, Sammer et Cannavaro : trois parcours à part

Les trois défenseurs vainqueurs du Ballon d’Or présentent un point commun. Aucun ne s’est contenté de défendre. Franz Beckenbauer occupait le poste de libéro, avec une liberté bien plus importante que celle accordée aux défenseurs centraux traditionnels. Il récupérait le ballon, avançait avec lui et participait directement à la construction des attaques. Son élégance lui donnait une visibilité rare pour un joueur de la défense. Il a remporté le Ballon d’Or en 1972 puis en 1976. Aucun autre défenseur n’a réussi à gagner deux fois.

Matthias Sammer évoluait dans un registre comparable. Lors de son sacre en 1996, il venait de remporter le Championnat d’Europe avec l’Allemagne. Sammer ne représentait pas uniquement la solidité de son équipe. Il en organisait le jeu et en incarnait le caractère.

Fabio Cannavaro demeure le dernier défenseur récompensé. Son Ballon d’Or 2006 reste étroitement lié à la Coupe du monde remportée par l’Italie. Capitaine de la Squadra Azzurra, il avait dirigé une défense qui n’avait encaissé que deux buts durant tout le tournoi : un penalty et un but contre son camp. Même dans ce contexte, sa victoire n’avait rien d’évident. Cannavaro avait dû gagner le Mondial, porter le brassard et devenir le symbole d’une équipe presque impossible à contourner.

C’est peut-être cela, la vraie différence. Un attaquant peut gagner grâce à une immense saison individuelle. Pour un défenseur, l’excellence ne suffit pas toujours. Il doit aussi incarner une équipe championne.

Maldini, Baresi, Roberto Carlos : les absences qui interrogent

Paolo Maldini possède presque tout ce que l’on attend d’un Ballon d’Or. Une carrière immense, cinq Coupes d’Europe remportées avec l’AC Milan, une régularité exceptionnelle et la capacité d’évoluer aussi bien dans l’axe que sur le côté gauche. Il n’a pourtant jamais gagné.

L’Italien a terminé troisième en 1994 puis en 2003. Sa plus grande force a peut-être fini par le desservir. Maldini n’a pas construit sa réputation autour d’une seule saison. Il a été excellent pendant si longtemps que cette excellence est devenue normale.

Franco Baresi a connu une autre déception en 1989. Le capitaine milanais a terminé deuxième derrière Marco van Basten. Les deux hommes portaient le même maillot et avaient remporté les mêmes trophées. Mais Van Basten marquait. Il occupait le devant de la scène et donnait une conclusion aux mouvements construits par son équipe.

Roberto Carlos s’est retrouvé dans une situation semblable en 2002. Le Brésilien avait remporté la Ligue des champions avec le Real Madrid, puis la Coupe du monde avec sa sélection. Il avait réussi la saison collective parfaite. Le trophée est tout de même revenu à Ronaldo, auteur de huit buts pendant le Mondial. Le latéral a terminé deuxième.

Ces exemples ne signifient pas que les vainqueurs étaient illégitimes. Van Basten et Ronaldo avaient réalisé des saisons remarquables. Ils montrent cependant que, lorsque deux joueurs partagent les mêmes titres, celui qui marque possède presque toujours une longueur d’avance.

Van Dijk 2019, l’occasion manquée

Le cas de Virgil van Dijk est sans doute le plus parlant de l’époque récente. En 2019, le Néerlandais avait transformé Liverpool. Son calme, sa puissance et sa capacité à défendre de grands espaces avaient permis aux Reds de changer de dimension. Liverpool avait remporté la Ligue des champions et Van Dijk s’était imposé comme le patron de l’une des meilleures équipes d’Europe.

Il avait également obtenu plusieurs récompenses individuelles et semblait posséder tous les éléments nécessaires pour mettre fin à l’attente des défenseurs. Il a finalement terminé à sept points de Lionel Messi.

L’écart était minuscule, mais le résultat racontait encore la même histoire. Messi avait inscrit 51 buts avec le FC Barcelone. Van Dijk avait dominé les attaquants pendant toute une saison, mais il lui manquait ces chiffres capables de résumer une candidature en une phrase. Le Néerlandais avait pourtant gagné la Ligue des champions. Il avait été régulier, décisif et reconnu comme le meilleur joueur de son équipe. Même cette combinaison n’a pas suffi.

Ballon d’Or 2026 : des favoris sans véritable certitude

La course de 2026 présente une particularité intéressante. Aucun joueur ne paraît avoir totalement écrasé la saison.

Ousmane Dembélé a remporté une deuxième Ligue des champions consécutive avec le Paris Saint-Germain. Son dossier collectif est difficile à ignorer. Le Français n’a cependant pas affiché la même régularité que lors de son sacre en 2025, notamment en raison de plusieurs blessures.

Kylian Mbappé dispose probablement du bilan individuel le plus impressionnant. L’attaquant du Real Madrid a marqué dans toutes les compétitions et s’est installé parmi les meilleurs buteurs en Liga, en Ligue des champions et pendant la Coupe du monde. Son manque de trophées majeurs peut toutefois peser. Le Real Madrid n’a remporté ni le championnat espagnol ni la Ligue des champions, tandis que l’équipe de France n’a pas atteint la finale du Mondial.

Harry Kane reste lui aussi dans la discussion. L’Anglais a encore marqué avec une régularité remarquable sous le maillot du Bayern Munich. La demi-finale européenne du club allemand et sa domination habituelle en Bundesliga, mais la troisième place de l’Angleterre lors de la Coupe du Monde 2026 et son absence dans le jeu lors des derniers matchs importants de celle-ci peuvent néanmoins réduire l’impact de ses statistiques auprès de certains votants.

Michael Olise a franchi un nouveau cap. Créateur, buteur et passeur, le Français s’est également distingué pendant la Coupe du monde. Ses sept passes décisives durant la compétition place sa candidature parmi les plus solides, même si son manque de buts dans les rencontres internationales et l’absence de titre européen peuvent lui coûter quelques places.

Lamine Yamal possède peut-être le dossier collectif le plus complet. Champion d’Espagne avec le FC Barcelone puis champion du monde, il a continué de prendre une place considérable dans le jeu malgré son jeune âge. Ses chiffres restent moins élevés que ceux de Mbappé ou de Kane, mais son influence dépasse le simple total de buts.

Rodri, enfin, peut compter sur une Coupe du monde de très haut niveau. Sa saison en club a été perturbée par les blessures, mais le milieu espagnol a retrouvé son importance au meilleur moment et joué un rôle majeur dans le parcours de la Roja.

L’absence de favori incontestable aurait pu profiter à un défenseur. Ce n’est pourtant pas le cas. Aucun joueur du poste ne semble vraiment proche du podium, encore moins de la victoire. Même lorsque les attaquants laissent une ouverture, le débat se déplace vers les milieux créateurs plutôt que vers la défense.

Un défenseur peut-il encore gagner le Ballon d’Or ?

Oui. Mais les conditions nécessaires paraissent de plus en plus difficiles à réunir. Le prochain défenseur sacré devra probablement remporter la Ligue des champions ou la Coupe du monde. Une simple excellente saison en championnat ne suffira pas. Il devra également devenir le visage du succès, porter le brassard ou livrer plusieurs performances marquantes pendant les rencontres les plus suivies.

Il lui faudra aussi profiter d’une année sans buteur totalement dominant. Si un attaquant termine la saison avec cinquante buts et un grand titre, le défenseur partira presque toujours derrière. Le poste doit donc produire une saison parfaite, au bon moment, dans la bonne équipe et sans concurrence offensive trop forte. Ce n’est pas impossible. Cannavaro l’a prouvé en 2006 en s’offrant le Ballon D’Or. Van Dijk s’en est approché en 2019. Mais vingt ans après le sacre de l’Italien, l’attente continue.

Elle ne dit pas que les défenseurs sont moins importants. Elle montre surtout que le Ballon d’Or récompense plus facilement ce que l’on peut voir, compter et raconter. Un but apparaît sur toutes les feuilles de match. Une passe décisive entre dans les statistiques. Une frappe en finale reste dans les mémoires.

Le défenseur travaille souvent dans l’ombre de ces moments. Sa meilleure action est parfois celle qui empêche le spectacle de commencer. Il ferme l’espace, intercepte la passe et oblige l’attaquant à revenir en arrière. Le danger disparaît, puis le match continue. Quelques secondes plus tard, presque tout le monde a oublié.

Voilà sans doute pourquoi le Ballon d’Or échappe si souvent aux défenseurs. Ils ne manquent ni de talent, ni de titres, ni d’influence. Leur problème est plus simple : leur travail laisse moins de traces visibles. Le football se gagne aussi en défendant. Mais lorsque vient l’heure de désigner son meilleur joueur, il préfère encore regarder celui qui marque.

Qu’en pensent les bookmakers pour le Ballon d’Or 2026 ?

D’après les bookmakers, Harry Kane tiendrait la corde parmi les favoris pour le Ballon d’Or 2026. Lamine Yamal se trouve en 2ème position grâce à la Coupe du Monde remportée avec l’Espagne tandis qu’Ousmane Dembélé est loin derrière, la faute à un Mondial ratée avec les Bleus.

Joueur Cote
Harry Kane 2.30
Lamine Yamal 3.25
Lionel Messi 3.75
Kylian Mbappé 4.50
Rodri 5.50
Ousmane Dembélé 13.00

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Crédit photo : CHANDAN KHANNA / AFP

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