Pas de vol, mais…
Le mot n’a pas été prononcé. Pas tout à fait. Au lendemain de la défaite de Christian Mbilli face à Canelo Alvarez, samedi soir à Riyad, son entourage a pris la parole dans les colonnes du Journal de Montréal. Ton mesuré, fond amer.
Marc Ramsey, l’entraîneur du Français, refuse de parler de hold-up. Mais il pensait sincèrement que le combat était plus serré que ce qu’ont rendu les juges. Son analyse : Mbilli a mis plus de volume, Canelo a frappé moins souvent, avec plus de puissance. Et derrière, une phrase qui pique. Selon lui, toute l’industrie voulait revoir le Mexicain sur le trône, et c’est la politique de la boxe qui a parlé.
Camille Estephan, le promoteur, va dans le même sens. Fier de son boxeur, déçu pour lui. Pour lui, c’est la réputation de Canelo qui a fait la différence, plus que Canelo lui-même.
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Les chiffres disent autre chose
Les statistiques racontent une histoire moins favorable. Mbilli a lancé 324 coups sur les douze rounds. Seuls 91 ont touché. Canelo en a envoyé 186, pour 132 portés. Une précision écrasante.
La décision unanime des juges a donc logiquement suivi. Mbilli, 31 ans, concède la première défaite de sa carrière professionnelle et perd la ceinture WBC des super-moyens. Canelo, lui, signe sa 64e victoire et récupère un titre qu’il avait déjà détenu.
Une stratégie assumée
Ramsey ne regrette pas le plan de match. Attaquer trop tôt un frappeur comme Canelo, c’était prendre le risque de tout perdre sur un coup. L’idée était de le fatiguer d’abord, puis d’accélérer. Sauf qu’à partir du sixième round, Mbilli a montré ses limites.
Le coach résume ça simplement : croire qu’on peut battre Canelo et le battre vraiment, ce n’est pas la même chose. Bonne nouvelle quand même, le Français va bien physiquement.
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