Une annonce lancée depuis une tribune politique
Faouzi Lekjaa a pris tout le monde de court en début d’après-midi. Le président de la fédération marocaine de football s’exprimait lors d’un événement politique quand il a lâché que la province de Benslimane accueillerait la finale de la Coupe du Monde 2030.
Il est allé plus loin. Il a évoqué une finale Maroc-France comme scénario rêvé, avec l’idée d’y prendre une revanche. La formule a fait le tour des réseaux en quelques minutes.
Le problème tient en une phrase : personne à la FIFA n’a validé cette information.
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La FIFA renvoie tout le monde à plus tard
Contactée ce jeudi par RMC, l’instance dirigeante du football mondial a répondu qu’aucune décision n’était prise concernant la ville et le stade appelés à accueillir la finale. Le média ajoute que la liste complète des villes hôtes n’est elle-même pas arrêtée.
Autrement dit, l’annonce de Lekjaa précède le processus officiel plutôt qu’elle ne le reflète. Elle relève pour l’instant du souhait exprimé publiquement, pas de la décision entérinée.
Ce genre de séquence n’a rien d’inédit dans l’histoire des attributions. Les fédérations candidates poussent leurs sites, la FIFA arbitre ensuite, et l’écart entre les deux temps produit régulièrement ce type de malentendu.
Un dossier à trois pays et un anniversaire
Le Mondial 2030 sera organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, avec des rencontres inaugurales prévues en Amérique du Sud pour marquer le centenaire de la première Coupe du Monde. Trois continents, une édition, et beaucoup de sièges à attribuer.
Dans cette architecture, la finale représente le morceau le plus disputé. L’Espagne dispose de stades déjà rénovés, le Maroc mise sur un grand projet neuf. Lekjaa a simplement dit tout haut ce que son camp espère.
La FIFA, elle, prendra son temps.
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