- 1 Équipe de France : le Top 5 des moments marquants de Zidane avec les Bleus
- 2 Dans ce top mythique
- 3 1. 1994 : L’éclosion volcanique contre la République Tchèque
- 4 2. 1998 : Deux coups de casque et le toit du monde
- 5 3. Euro 2000 : Le récital magique de Rotterdam
- 6 4. 2002 : La cuisse en compote et le cauchemar asiatique
- 7 5. 2006 : La panenka, le coup de sang et les larmes
- 8 Découvrez le reste de l’actualité Foot sur notre site et application PenseBet !
Équipe de France : le Top 5 des moments marquants de Zidane avec les Bleus 
1. 1994 : L’éclosion volcanique contre la République Tchèque
Oubliez les entrées en matière timides et la politesse du débutant. Le 17 août 1994, à Bordeaux (son jardin d’alors), la France piétine lourdement face à la République Tchèque.
Menés 2-0, les Bleus tirent la langue. Aimé Jacquet tente un coup de poker et lance à la 63e minute un gamin de 22 ans aux cheveux encore fournis : Zinedine Zidane.
La suite ? Soixante-trois secondes de pure pyrotechnie. D’abord une feinte de frappe magistrale suivie d’un missile du pied gauche dans le petit filet opposer.
ùPuis, dans la foulée, une tête rageuse sur corner. Bilan : un doublé éclair en 15 minutes, un score final de 2-2 et un message envoyé au reste de la planète : le patron de la décennie à venir vient de poser ses crampons sur le terrain.

2. 1998 : Deux coups de casque et le toit du monde
Le 12 juillet 1998, c’est gravé à jamais dans la mémoire collective. Ce soir-là, face au Brésil de Ronaldo, toute la France retient son souffle. Zizou sort d’un début de Mondial gâché par son carton rouge contre l’Arabie Saoudite et quelques critiques, mais il va régler ça de la plus belle des manières.
En première mi-temps, il claque deux coups de tête monumentaux sur deux corners envoyés par Emmanuel Petit puis Youri Djorkaeff.
Deux coups de casque parfaits qui transpercent la défense auriverde et font chavirer le Stade de France.
Les Bleus l’emportent 3-0, le pays bascule dans l’euphorie, des centaines de milliers de personnes déferlent sur les Champs-Élysées et le visage de Zidane s’illumine sur l’Arc de Triomphe.
Ce soir-là, le gamin de La Castellane est devenu une légende intouchable.

3. Euro 2000 : Le récital magique de Rotterdam
Si 1998 fut l’année du sacre, l’Euro 2000 demeure le sommet absolu du football individuel de Zinedine Zidane.
Pendant trois semaines, le Marseillais évolue sur une autre planète. Les défenseurs adverses glissent, les ballons collent à ses crampons, et chaque prise de balle est une leçon de danse contemporaine.
Sa demi-finale contre le Portugal à Bruxelles est sans doute le match le plus parfait de sa carrière, scellé par son penalty au tir au but en or dans la lucarne.
Quelques jours plus tard à Rotterdam, l’Histoire bégaye dans un scénario irréel.
Face à une Italie qui croyait tenir sa victoire, les Bleus renversent tout au bout de la nuit grâce à l’égalisation de Sylvain Wiltord à la dernière seconde, puis la reprise de volée mythique de David Trezeguet en prolongations.
Au milieu de cette folie, Zinedine Zidane réalise un Euro 2000 tout simplement magistral.
Élu meilleur joueur du tournoi, il illumine la compétition par sa classe et son sang-froid, guidant la France vers un doublé Coupe du Monde – Euro historique avant de soulever le trophée Henri-Delaunay.
Une démonstration technique qui reste, aujourd’hui encore, l’un des sommets individuels de l’histoire du football.

AFP PHOTO/OLIVIER MORIN (Photo d’OLIVIER MORIN / AFP)
4. 2002 : La cuisse en compote et le cauchemar asiatique
Car la légende ne serait pas complète sans sa part d’ombre et de poisse.
En 2002, la France débarque en Corée du Sud et au Japon avec le statut d’archifavorite. Mais quelques jours avant le coup d’envoi du tournoi, lors d’un match amical contre la Corée, le drame se produit : la cuisse gauche de Zidane lâche.
Essaie pour 2,99€.
Privés de leur cerveau pour les deux premiers matchs, les Bleus s’effondrent face au Sénégal et concèdent un nul terne contre l’Uruguay.
Héroïque mais diminué, Zidane revient pour le choc décisif contre le Danemark avec un bandage XXL autour de la cuisse.
Rien n’y fait : la France est éliminée dès le premier tour sans avoir inscrit le moindre but. Un rappel brutal de la dépendance absolue de cette équipe envers son maestro.

5. 2006 : La panenka, le coup de sang et les larmes
L’apothéose romanesque par excellence. Sorti de sa retraite internationale un an plus tôt pour sauver la qualification, Zidane emmène une bande de « vieux briscards » en finale de la Coupe du Monde à Berlin.
Après avoir humilié l’Espagne et offert une démonstration lunaire face au Brésil en quart de finale, la finale contre l’Italie devient le théâtre du dernier acte de sa vie de footballeur.
Dès la 7e minute, Zidane réussit une panenka culottée face à Gianluigi Buffon qui tape la barre avant de franchir la ligne. Sublimissime.
Puis viennent les prolongations, la fatigue, la provocation verbale de Marco Materazzi, et ce coup de tête asséné au torse du défenseur italien à la 110e minute.
Le carton rouge tombe, la caméra capte le numéro 10 passant à côté du trophée doré sans jeter un regard. Une fin tragique, imparfaite, mais profondément humaine qui l’a ancré à jamais dans le cœur des Français.

6. FAQ tout ce qu’il faut savoir sur Zidane en Bleu
Zidane avec la France, ça donne quoi niveau chiffres ? En 12 ans sous le maillot des Bleus (1994-2006), Zinedine Zidane compte 108 sélections. Le bilan ? : 31 buts au compteur et 26 passes décisives pour régaler ses coéquipiers.
C’était quoi son palmarès international ? Le sommet absolu. Zizou a soulevé la Coupe du Monde en 1998 avant d’enchaîner avec l’Euro 2000. Deux sacres consécutifs entrés dans la légende. Il a bien failli remettre ça huit ans plus tard, jusqu’à cette fameuse finale de 2006 perdue aux tirs au but face aux Italiens.
D’où vient ce mythique maillot numéro 10 ? Alors qu’il arborait le 21 à Turin ou le 5 à Madrid, le numéro 10 des Bleus était une évidence. En Équipe de France, ce maillot porte une aura particulière : c’était celui du chef d’orchestre, l’héritage direct de Michel Platini. Une tunique taillée sur mesure pour le maestro.
En clair : l’empreinte immortelle du Maestro
Entre ses débuts canon en 1994 et sa sortie de piste théâtrale à Berlin en 2006, Zinedine Zidane n’a pas seulement joué pour la France : il en a écrit les plus belles pages. Une décennie de pure magie, de montagnes russes émotionnelles et de souvenirs gravés à jamais dans la mémoire collective.


Laisser un commentaire