Trois séances en tête, puis plus rien
Ferrari avait tout pour casser sa série noire. Pour la première fois de la saison, la Scuderia abordait des qualifications en ayant dominé les trois séances d’essais libres, à Austin, avec sur la voiture sa dernière grosse évolution de l’année. Résultat samedi soir : Charles Leclerc quatrième, Lewis Hamilton cinquième, derrière Kimi Antonelli et les deux Red Bull.
La disette continue. Ferrari n’a plus signé de pole position en Grand Prix depuis la Hongrie, en août 2025. Et la frustration est d’autant plus vive que le rythme était là jusqu’au dernier acte. Leclerc avait signé le meilleur temps de la Q2. S’il avait simplement reproduit ce chrono en Q3, il partirait deuxième.
Frédéric Vasseur a parlé de sentiments mitigés au micro de Sky Sports F1, rappelant que ses pilotes étaient encore dans le coup pour la pole jusqu’au dernier virage.
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Deux pilotes, deux diagnostics
Hamilton, cinquième à 0″276 de la pole, n’a pas caché son étonnement à la radio. Il soupçonne ses rivaux d’avoir haussé la puissance de leurs moteurs pour la dernière phase. Selon lui, la voiture n’a pas changé de comportement entre la Q2 et la Q3. Le déficit en ligne droite face à Mercedes et Red Bull reste le vrai problème, quelques dixièmes perdus à chaque passage alors que la monoplace rouge tient la comparaison en courbe.
Leclerc voit les choses autrement. Pour le Monégasque, ce sont les Ferrari qui ont reculé, pas les autres qui ont progressé. Quelques nuages au début de la Q3, un ou deux degrés de moins sur la piste, et les pneus n’ont plus voulu monter en température. Dès son tour de lancement, il a senti que la séance lui échappait.
Austin, terrain propice à la remontée
Rien n’est perdu pour dimanche. Le circuit des Amériques permet de dépasser, et la dégradation des pneus s’annonce forte sur les 56 tours. Leclerc garde en mémoire sa victoire ici même il y a deux ans, obtenue depuis la même quatrième place. Le premier virage, très large à l’entrée, offre selon lui une multitude de scénarios à celui qui anticipe bien.
Hamilton, recordman des succès à Austin avec cinq victoires, se montre plus prudent. Battre les Red Bull et la Mercedes d’Antonelli, qui peut être sacré champion du monde dès ce dimanche, demandera une course quasi parfaite.
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