Favori en mars, spectateur en octobre
Trois victoires. Contre neuf pour son équipier.
George Russell abordait 2026 dans la peau du favori chez Mercedes. Il avait largement dominé Kimi Antonelli l’an dernier. Le scénario s’est inversé. Ce week-end au Mexique, l’Italien de 20 ans peut devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire. Un top 9 lui suffit, ou une course sans victoire de Russell ou de Lewis Hamilton.
Jeudi soir, devant la presse, le Britannique n’a pas fui. Il admet en avoir appris sur lui-même cette saison plus qu’il ne l’aurait voulu. Les hauts et les bas, dit-il, sont immenses quand on tient autant à ce qu’on fait.
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« Ça ne va pas me briser »
Russell se raccroche à l’âge. Il a 28 ans. Il regarde Hamilton, toujours compétitif à 41 ans, et Fernando Alonso à 44. Il rappelle que son ancien équipier a remporté la majorité de ses titres passé la trentaine. Cette année ne définira pas sa carrière, assure-t-il. Elle doit le rendre plus fort.
Il note aussi une drôle de tendance. Après ses pires week-ends, il rebondit souvent très fort. Exemple : une course décevante à Madrid, gagnée par Antonelli, puis pole et victoire dans la foulée à Bakou. Le problème, c’est la rechute qui suit. Il veut comprendre pourquoi.
Et il se projette loin. Douze à quinze ans de carrière devant lui, estime-t-il.
Antonelli, malade mais attendu en piste
Pas de guerre froide dans le garage. Russell reconnaît simplement qu’Antonelli a été à un niveau supérieur. Les deux hommes se sont rarement retrouvés en bagarre directe en piste, ce qui a évité les étincelles.
Huitième à Austin, Russell réclame de la constance. Il reste deuxième du championnat, avec un petit point d’avance sur Hamilton.
Antonelli, lui, a manqué la journée médias jeudi à cause d’une infection virale. Il est toutefois attendu au volant dès les essais libres de vendredi.
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