Un départ raté, puis la prise de pouvoir
Seize courses. C’est le temps qu’il aura fallu à Max Verstappen pour gagner en 2026. Le Néerlandais s’est imposé ce dimanche au Grand Prix de Bahreïn, délocalisé sur le circuit de Sepang en Malaisie, devant Kimi Antonelli et Lewis Hamilton.
La course a démarré avec 1h40 de retard. Des trombes d’eau se sont abattues sur le tracé malaisien et il a fallu deux tentatives pour lancer l’épreuve. Parti en pole pour la première fois de la saison, Verstappen a manqué son envol en pneus intermédiaires. Les deux Mercedes d’Antonelli et de George Russell l’ont débordé sans forcer dans les premiers tours.
Le tournant arrive au 9e tour. Valtteri Bottas part en tête-à-queue dans le gravier et la voiture de sécurité entre en piste. La plupart des pilotes passent alors aux pneus slicks sur une piste qui sèche à vue d’œil. À la relance, Verstappen avale Antonelli puis Russell. Il ne sera plus jamais menacé.
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Hamilton remonte, Russell craque
Lewis Hamilton a signé la remontée du jour. Élancé de la première ligne avec des pneus pour piste sèche, le Britannique a dégringolé dans la hiérarchie quand la pluie tombait encore. Il a ensuite repris les places une à une pour accrocher la troisième marche du podium avec Ferrari. Charles Leclerc termine quatrième, Isack Hadjar cinquième pour Red Bull.
Le grand perdant s’appelle George Russell. Troisième, il a dû abandonner à cinq tours de l’arrivée, pendant une seconde neutralisation, son groupe propulseur semblant avoir rendu l’âme. Un coup dur pour le pilote Mercedes, qui pointait au deuxième rang du championnat avant ce week-end avec 66 points de retard sur son coéquipier.
Antonelli creuse, Verstappen rejoint Schumacher
Antonelli, leader du classement avec 302 points avant la course, profite pleinement de la soirée noire de Russell. Sa deuxième place lui permet d’accroître encore son avance sur son principal poursuivant.
Pour Verstappen, Sepang a une saveur particulière. Il était déjà le dernier vainqueur sur ce circuit, en 2017, avant que la Malaisie ne disparaisse du calendrier. Selon plusieurs médias spécialisés, ce succès est le 72e de sa carrière, tous avec Red Bull, soit autant que Michael Schumacher avec Ferrari. Il enchaîne aussi un quatrième podium d’affilée après l’Italie, l’Espagne et l’Azerbaïdjan.
Ce Grand Prix se disputait en Malaisie à cause du conflit au Moyen-Orient, qui avait fait annuler l’épreuve prévue en avril à Sakhir. Pas de répit : la F1 file dès le week-end prochain à Singapour, pour une course de nuit avec sprint au programme.
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