Le dimanche matin, ça chauffe
Un sifflet. Un homme seul au milieu de vingt-deux joueurs. Et de plus en plus souvent, des insultes qui tombent de la main courante.
Le constat vient de deux enquêtes publiées par La Poste, menées avec Ipsos BVA et la Fondation Jean-Jaurès, à quelques jours des Journées de l’arbitrage 2026. Elles se dérouleront du 6 au 15 octobre. Et le tableau n’a rien de rassurant.
Plus de 8 Français sur 10 observent une hausse des incivilités sur les terrains depuis dix ans. Pas en Ligue 1. Dans le foot amateur, celui des clubs de quartier et des plateaux du week-end.
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Le Covid, les parents et le « projet Mbappé »
Les enquêtes pointent plusieurs causes. La crise sanitaire aurait accéléré le phénomène. Mais un autre facteur ressort nettement : la pression des parents. Celle qui naît du fameux « projet Mbappé », le rêve de voir son gamin devenir le prochain crack.
Résultat, l’arbitre devient la cible idéale. C’est la figure d’autorité la plus exposée du terrain, et la plus fragile. Joueurs, supporters, éducateurs parfois. D’après les personnes interrogées, un match sur deux serait désormais marqué par des violences verbales ou physiques.
Un sur deux. Le chiffre fait mal.
Pas une fatalité
Il y a quand même une bonne nouvelle. Les études montrent que des gestes simples changent la donne. Un peu plus de pédagogie sur les règles. Un échange entre l’arbitre et les équipes avant le coup d’envoi. Rappeler qu’il y a un être humain sous le maillot.
Ces leviers suffiraient parfois à diviser par deux les comportements agressifs. C’est tout l’enjeu de cette édition des Journées de l’arbitrage : protéger ceux qui tiennent le sifflet, et donner envie à des jeunes de prendre la relève. Parce que sans arbitre, il n’y a pas de match.
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