Un basculement historique dans les chiffres
Le pays du Calcio n’est plus celui du ballon rond. Pas sur le papier, en tout cas. Selon les chiffres relayés aujourd’hui par la presse italienne, la Fédération italienne de tennis et de padel (FITP) revendique 1 162 477 adhérents. La Fédération italienne de football (FIGC) en compte 1 123 054.
L’écart paraît mince. Il est pourtant symbolique. Le tennis et le padel pèsent désormais 20,2 % des inscriptions fédérales du pays, contre 19,5 % pour le football. Pendant plus d’un siècle, aucune discipline n’avait contesté au foot sa place de sport organisé numéro un en Italie.
Essaie pour 2,99€.
Une Squadra Azzurra qui ne fait plus rêver
Le club n’est pas vraiment en cause. La Serie A reste le deuxième championnat au coefficient UEFA, et l’Inter a disputé deux finales de Ligue des champions en 2023 et 2025. Le problème vient de la sélection.
Quatre fois championne du monde (1934, 1938, 1982, 2006), l’Italie a manqué les trois dernières Coupes du monde. Le sacre à l’Euro 2021 fait figure d’exception dans une décennie compliquée. Les gamins italiens ont moins de héros en bleu à imiter qu’avant.
Côté finances, la tendance est la même. En 2025, la FITP a encaissé plus de 240 millions d’euros de revenus, contre 214 millions pour la FIGC. La fédération de tennis table sur plus de 280 millions en 2026, un niveau qu’aucune fédération italienne n’a jamais atteint.
L’effet Sinner et une politique de terrain
Le tennis italien vit son âge d’or. Jannik Sinner occupe la place de numéro un mondial et tire tout un pays derrière lui. Il n’est pas seul : Flavio Cobolli pointe au 5e rang ATP, Luciano Darderi au 21e, Lorenzo Musetti au 25e, Matteo Arnaldi au 36e et Matteo Berrettini au 45e.
Ce succès n’est pas tombé du ciel. La FITP a investi massivement dans les courts, les écoles et la formation d’entraîneurs. Il y a 25 ans, l’Italie organisait huit Challengers masculins et seize tournois Futures. Aujourd’hui, le calendrier transalpin compte environ 90 épreuves internationales, avec le Masters 1000 et le WTA 1000 de Rome, plus les ATP Finals à Turin.
Pour le football italien, le signal d’alarme est lancé. Reste à savoir si la FIGC saura répondre avant que l’écart ne se creuse.
Découvrez le reste de l’actu Football sur notre site et application PenseBet !
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire