Rodri, l’héritier que le Real Madrid attendait enfin
Deux ans. C’est le temps qu’il aura fallu au Real Madrid pour se décider à passer enfin à l’action. Depuis la retraite de Toni Kroos, un vide immense trône au cœur du jeu madrilène, un vide que ni Cucurella, ni Dumfries, ni Konaté, ni même Bernardo Silva, tous recrutés cet été, ne viendront combler. Car ce que cherche vraiment le Real, ce n’est pas un renfort de plus. C’est un cerveau. Et son nom est déjà connu de tout Madrid : Rodrigo Hernandez, dit Rodri.
🚨🚨💣 CONFIRMED: FLORENTINO PEREZ HAS CHANGED HIS MIND ABOUT RODRI.
HE IS NOW VERY OPEN TO SIGNING HIM.
TALKS ARE NOW VERY ADVANCED ON PERSONAL TERMS. @MatteMoretto pic.twitter.com/VxnE68irWy
— Madrid Zone (@theMadridZone) July 21, 2026
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Deux ans à chercher l’héritier de Kroos
Meilleur joueur du dernier Mondial, Ballon d’Or 2024, capitaine de la Roja : sur le papier, le profil de Rodri n’a jamais posé le moindre problème. C’est plutôt dans les couloirs du Bernabéu que le dossier traînait. Depuis le départ de Kroos, les dirigeants merengues cherchent un joueur capable de dicter le tempo, de sécuriser chaque ballon, de porter une équipe entière sur ses épaules tactiques. Rodri coche toutes ces cases depuis le début. Mais Florentino Pérez, lui, n’a jamais été totalement convaincu.
Les doutes de Pérez et la question du prix
Deux raisons expliquent cette prudence présidentielle. D’abord l’âge, 30 ans, et les pépins physiques accumulés ces dernières saisons, de quoi inquiéter un président qui pense toujours à l’après. Ensuite le prix. Longtemps évalué autour de 100 millions d’euros, le dossier semblait hors de portée, même pour le Real. Pérez, lui, penchait plutôt pour un talent plus jeune, taillé pour durer une décennie entière. Pourtant, en coulisses, la pression montait. De gros sponsors espagnols proches du club poussaient depuis deux ans à finaliser cette arrivée, persuadés que la popularité immense de Rodri en Espagne ferait de ce transfert un coup marketing en or.
Mourinho rebat toutes les cartes
Cet été, tout a changé. José Mourinho, fraîchement installé sur le banc madrilène, a posé ses exigences dès son arrivée : il veut un profil différent de ceux déjà présents dans l’effectif, un joueur capable d’équilibrer l’équipe et de gérer aussi bien les temps forts que les temps faibles d’un match. Rodri, revenu à son meilleur niveau et candidat déclaré à un second Ballon d’Or, coche enfin toutes les cases, y compris pour Pérez.
Le calendrier joue lui aussi en faveur du Real. À un an de la fin de son contrat avec Manchester City, Rodri coûte désormais bien moins cher. La Maison blanche espère boucler l’opération pour 60 millions d’euros, une somme presque dérisoire comparée aux 100 millions réclamés pour l’autre piste étudiée, Enzo Fernandez.
Le cœur de Rodri a déjà tranché
Reste l’essentiel : l’envie du joueur. Et là-dessus, plus aucun doute ne subsiste. Madrilène de naissance, Rodri ne cache plus en privé son souhait de rentrer au pays après sept années passées en Angleterre. Le départ de son mentor Pep Guardiola, qui a lui aussi quitté City cet été, a fini de le convaincre que l’heure du retour avait sonné.
Plus révélateur encore : Rodri avait, il y a quelques mois, donné son accord de principe à Enrique Riquelme, l’opposant de Pérez pour la présidence du club. Un signe que son envie de rejoindre le Real ne date pas d’hier, peu importe le nom sur la porte du bureau présidentiel.
Le champion du monde espagnol a d’ailleurs multiplié les signaux publics ces derniers mois. Fin mars, il balayait déjà toute ambiguïté sur son avenir en lâchant, à propos de son passé à l’Atlético de Madrid : « Tu ne peux pas renoncer aux meilleurs clubs du monde. »
Un Ballon d’Or dans les valises, une envie de rentrer chez lui intacte, et un Real Madrid enfin prêt à passer à la caisse. Cet été, toutes les planètes semblent alignées pour que Rodri devienne l’héritier officiel de Toni Kroos.
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