Février 2025. Thanasi Kokkinakis pose un choix que peu de sportifs envisageraient. Pour sauver un pectoral en miettes, l’Australien accepte qu’on lui greffe le tendon d’Achille d’une personne décédée. Une intervention rarissime, jamais tentée sur un joueur de tennis professionnel.
« C’est très rare en général d’avoir une opération comme celle-ci, et pour un joueur de tennis, personne ne l’a fait », rappelle-t-il. Plusieurs chirurgiens avaient d’ailleurs refusé d’opérer, jugeant le risque trop élevé.
Un dossier vieux de six ans
Le problème ne datait pas d’hier. Depuis 2019, Kokkinakis traînait cette gêne au pectoral, gérée tant bien que mal, rencontre après rencontre. Jouer un match, il y arrivait. En enchaîner deux, c’était une autre histoire. Après un cinquième set perdu contre Jack Draper à l’Open d’Australie, il a compris que sa carrière se jouait là.
On parle quand même d’un joueur qui, en janvier 2022, soulevait le trophée du double à Melbourne avec Nick Kyrgios et décrochait son premier titre ATP en simple à Adelaide dans la foulée. Le timing de la chute n’avait rien d’anodin. À 30 ans, il jouait son va-tout.
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Wimbledon comme récompense
Un an et demi plus tard, le voilà de retour sur le gazon londonien, tiré au sort contre la tête de série numéro 10 Alexander Bublik. Il a déjà gagné un tour à Roland-Garros le mois dernier, dans l’émotion. « Chaque match ressemble à un bonus », confie-t-il. On n’avait pas vu pareil retour depuis bien longtemps.
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