Un Barça sous pression, un Girona sans complexe
Le décor était planté. Après la victoire du Real Madrid et la gifle reçue contre l’Atlético en Coupe du Roi, le FC Barcelone n’avait plus le droit à l’erreur. Sur la pelouse de Girona FC, il fallait gagner. Reprendre la tête. Laver l’affront.
Pendant 45 minutes, les hommes de Hansi Flick ont eu le ballon, les occasions, le contrôle apparent. Lamine Yamal a provoqué, Raphinha a percuté, les montants ont tremblé. Même un penalty est venu s’écraser sur le poteau.
Mais le football ne se nourrit pas d’intentions. Et ce Barça version février 2026 a un problème simple : il ne tue pas les matchs.
Un avantage fragile, puis le trou d’air
Quand Pau Cubarsí a surgi pour ouvrir le score de la tête, on s’est dit que la logique allait enfin être respectée. 0-1, heure de jeu. Girona allait plier.
Deux minutes plus tard, égalisation. Centre venu de la gauche, Thomas Lemar à bout portant. 1-1. Le match bascule. Le doute s’installe.
Girona commence à croire à l’exploit. Barcelone, lui, commence à douter. Les transitions deviennent dangereuses, la maîtrise se fissure, les courses de repli manquent de tranchant.
Puis vient le coup de massue. À la 86e, Fran Beltrán ajuste le gardien d’une frappe placée. 2-1. Le stade explose. Le Barça vacille.

La polémique qui embrase la Catalogne
Impossible d’ignorer l’action qui précède ce deuxième but. Claudio Echeverri marche sur le pied de Jules Koundé. Pas de faute sifflée. Pas d’intervention de la VAR.
Après le match, les langues se délient. Le gardien Joan García parle d’une action “surprenante”. Flick évoque une décision incomprise. Même Echeverri reconnaît le contact.
Le comité technique arbitral espagnol, selon la presse locale, estime qu’une faute aurait dû être signalée. Trop tard. Le score est acté. Le leader a chuté.
Une semaine noire pour les Blaugranas
Il y a quatre jours, l’Atlético infligeait un 4-0 sec en Coupe du Roi. Aujourd’hui, Girona renverse le Barça à domicile. Deux défaites. Six buts encaissés. Un leadership envolé.
Les chiffres parlent. 71 % de possession, 27 tirs, seulement 4 cadrés. Dominer n’est pas gagner. Et défendre en reculant finit toujours par coûter cher.
Flick l’a reconnu. Placement approximatif. Manque de coupures de jeu. Erreurs techniques. Fatigue mentale. Le style reste non négociable, mais l’équilibre est fragile.
Le Real Madrid en profite
Dans ce chaos catalan, un grand gagnant : le Real Madrid. En l’espace de deux journées, le rival reprend la tête de la Liga.
Barcelone passe deuxième. Le championnat est encore long, mais la dynamique est inquiétante. Une équipe qui encaisse au moindre temps faible. Une défense trop exposée. Une efficacité offensive en berne.
Le Barça ne s’effondre pas encore. Mais il vacille. Et en Liga, quand on vacille trop souvent, quelqu’un finit toujours par prendre votre place.
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