Il était venu voir des voitures
Le grand prix de Formule 1 de Madrid. Voilà où les médias espagnols ont coincé Zinédine Zidane.
Ils ne voulaient pas parler de moteurs.
« Le Real Madrid va très bien, comme d’habitude. Mourinho a réussi à faire une très bonne équipe. » Deux phrases. Le nouveau sélectionneur des Bleus n’en a pas dit davantage sur le club qu’il a dirigé et qui appartient désormais à José Mourinho.
Pas de pique. Pas de réserve. Un satisfecit, et on passe à autre chose.
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Un bilan que tout le monde ne lit pas pareil
Les chiffres donnent plutôt raison à Zidane. Six matchs officiels cette saison, cinq victoires. Le Real pointe à la deuxième place de la Liga, derrière le Barça.
Sauf qu’en Espagne, beaucoup regardent ailleurs. Le milieu de terrain inquiète. L’équipe paraît friable par séquences. Elle décroche aussi sur la longueur, incapable de tenir la même intensité pendant quatre-vingt-dix minutes.
Cinq victoires sur six, sur le papier, ça ressemble à un début de saison réussi. Ceux qui suivent le Real chaque semaine n’en sont pas convaincus.
Pourquoi sa phrase pèse
Il aurait pu botter en touche. Il ne l’a pas fait.
Zidane connaît la maison mieux que la plupart des observateurs : trois Ligues des champions de suite sur le banc madrilène, une série que personne d’autre n’a réussie dans l’ère moderne de la compétition. Quand il dit que Mourinho a construit une bonne équipe, ça ne vaut pas tout à fait un avis de consultant du dimanche.
Le Special One appréciera. Lui qui doit enchaîner ce mardi soir sur la pelouse d’Elche, avec la même équipe que l’Espagne continue de disséquer.
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