Huit mois que ça dure
À l’automne 2025, Luis Enrique le désignait comme le meilleur latéral droit du monde. Aujourd’hui, la phrase sonne différemment.
Achraf Hakimi traverse une zone grise. Le Marocain de 27 ans retrouve la Ligue des champions mercredi face au Slovan Bratislava, et personne au PSG ne fait semblant : il n’est plus au niveau qui était le sien.
Les chiffres racontent la même chose. Un but, cinq passes décisives sur l’année 2026. Pour un joueur qui a longtemps compté parmi les plus décisifs du monde à son poste, c’est maigre.
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Le corps, d’abord
La saison passée l’a cassé en deux. Une cheville, puis les ischio-jambiers. Quatre-vingts jours d’absence. Vingt-deux matchs manqués.
Ce genre de séquence ne se rattrape pas en quelques semaines. Hakimi court toujours autant, il enchaîne toujours les efforts à haute intensité. Mais la domination physique n’y est plus tout à fait, et le dernier geste manque de netteté.
Il y a autre chose. Le côté droit parisien a changé de visage à peu près tous les mois. Fini le duo avec Ousmane Dembélé de la saison 2024-2025. Depuis, Hakimi a joué avec Désiré Doué, Khvicha Kvaratskhelia, Bradley Barcola, Lee Kang-in, plus récemment Maghnes Akliouche. Autant d’ailiers, autant d’automatismes à reconstruire.
Paris ne panique pas
La défaite contre Monaco (1-2) a laissé des traces, avec quelques choix discutables du Marocain. Le club ne s’alarme pas pour autant, indique L’Équipe.
En interne, le raisonnement tient en une ligne : Hakimi a besoin de minutes pour retrouver son rythme, sans risquer la rechute. Luis Enrique envisage donc de lui accorder des plages de repos ciblées dans les prochaines semaines. Une méthode qu’il a déjà appliquée à d’autres cadres du vestiaire.
S’ajoute un contexte extra-sportif lourd. Fin juin, la cour d’appel de Versailles a confirmé son renvoi devant la cour criminelle départementale pour des faits présumés remontant à février 2023, ce qu’il conteste. Il s’est pourvu en cassation, avec une décision attendue en octobre, et son entourage affiche sa sérénité. Un procès n’interviendrait pas avant douze à dix-huit mois.
Jouer une saison entière avec ça sur les épaules. Ça pèse aussi.
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