Deux jours après l’ironie, la contre-attaque
Mercredi soir, après l’élimination de l’OL face à Fenerbahçe en barrage de Ligue des champions, un journaliste interrogeait Paulo Fonseca sur ses changements tardifs. Réponse sèche du Portugais : « C’est peut-être la raison pour laquelle je suis un entraîneur de merde. C’est l’explication. »
Ce vendredi, à la veille de recevoir Le Havre, il est revenu sur l’épisode. Sans se rétracter. « J’ai dit ce que certaines personnes pensent peut-être, mais je suis loin de le penser », a-t-il d’abord précisé, avant de dérouler un argumentaire chiffré préparé.
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Le tableau Excel de Paulo Fonseca
Le technicien de 53 ans a remonté le fil des saisons lyonnaises. En 2023-2024, avant son arrivée, l’OL finit sixième avec 53 points, pour 83 millions d’euros investis, soit 1,58 point par match et 52 % de victoires. La saison de son arrivée : sixième encore, mais 57 points, 1,8 point par match, 60 % de victoires. Sur une saison complète à ce rythme, dit-il, le club aurait terminé troisième.
En 2025-2026, quatrième place et 60 points, avec 1,76 point par match. Le club a investi 50 millions et vendu pour 112. Cette saison, 29 millions dépensés. Sa conclusion : « Excusez mon arrogance, mais je suis le meilleur entraîneur de l’histoire récente du club. Ce sont les chiffres qui le disent. »
Il ajoute un repère que les supporters lyonnais connaissent bien. La dernière quatrième place de l’OL avant son passage remontait à 2020-2021. Entre les deux, quatre saisons sans podium et un club en reconstruction budgétaire permanente.
La C1 reste le point aveugle
Le raisonnement tient sur le plan comptable. Il laisse de côté l’endroit précis où l’OL le juge : l’Europe. Quarts de finale puis huitièmes de Ligue Europa lors des deux dernières saisons, et un nouveau barrage manqué mercredi. Lyon repart en C3.
Fonseca dit assumer les défaites et n’accorder d’importance qu’aux critiques « logiques ». Sous contrat jusqu’en 2027, il assure entretenir une relation étroite avec sa direction. « Lorsque le moment viendra, nous parlerons publiquement de cette situation », a-t-il glissé. Une phrase que personne, à Lyon, n’a pris pour un détail.
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