Un milliard trois cent trente millions
Le chiffre est tombé mercredi matin, une fois les guichets refermés. 1,33 milliard d’euros. C’est ce que les clubs de Ligue 1 ont encaissé en ventes sur ce mercato estival.
Le championnat français termine deuxième au classement des ligues vendeuses. Devant l’Espagne, devant l’Italie, devant l’Allemagne. Derrière la Premier League, évidemment.
Ce n’est plus un accident de marché. C’est devenu la façon dont le football français vit.
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L’Angleterre fait ses courses en France
Plus de 800 millions d’euros. C’est la part de la seule Premier League dans ce total, d’après les données de Transfermarkt. Près des deux tiers de ce que la Ligue 1 a vendu cet été a filé outre-Manche.
Les clubs anglais viennent chercher des joueurs jeunes, souvent avant même qu’ils aient trois saisons pleines au compteur. Ils paient sans marchander longtemps.
Derrière le montant global, il y a des dossiers lourds. Ayyoub Bouaddi, Bradley Barcola, Gonçalo Ramos, Matias Fernandez-Pardo, Mason Greenwood, Lee Kang-in, Jérémy Jacquet, Mamadou Sangaré. Huit départs, huit chèques conséquents pour leurs clubs.
Vendre, oui. Et après ?
Le modèle a une logique. Les droits TV français n’ont jamais retrouvé leur niveau d’avant la crise Mediapro, et les clubs comblent le trou avec les transferts. L’OL en a fait la démonstration cet été, contraint de monter son objectif de ventes à environ 50 millions d’euros après son élimination européenne face à Fenerbahçe.
Le problème arrive ensuite. Un championnat qui vend ses meilleurs éléments chaque été a du mal à construire des équipes qui durent. Et à peser en Coupe d’Europe sur la longueur d’une saison.
1,33 milliard, c’est une santé financière. Ce n’est pas un projet sportif.
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