68 minutes, et déjà un statut
Khalil Ayari n’a pas encore commencé un match de Ligue 2. Il a joué 68 minutes au total depuis le début de la saison, réparties sur trois entrées en jeu. Cela a suffi pour qu’on parle de lui dans le Nord.
L’ailier tunisien de 21 ans est prêté cette saison à Dunkerque par le Paris Saint-Germain. C’est sa première expérience professionnelle en Europe. Entré en toute fin de match contre Grenoble lors de la première journée, victoire 4-2, il avait sorti quelques gestes techniques que la Ligue 2 ne voit pas tous les week-ends. Il a surtout montré une qualité plus utile encore à ce niveau : la capacité à conserver le ballon et à provoquer des fautes quand son équipe subit.
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Le penalty de Reims comme carte de visite
Le meilleur exemple date de la réception de Reims. Mené 3-1 à l’heure de jeu, Dunkerque a fait entrer Ayari à une demi-heure du terme. Le gaucher a fini par obtenir un penalty en se faisant faucher dans la surface, transformé par Robinet à la 90e+7. Match nul 3-3, un point arraché.
Son entraîneur ne cache pas son enthousiasme. «Je pense que c’est un profil de joueur qui manquait à notre équipe. Il a joué la Coupe du Monde avec la Tunisie, il a commencé ensuite les entraînements avec l’équipe première du PSG, il est prêt», expliquait récemment Albert Sanchez.
Vendredi encore, lors de la défaite à domicile contre Montpellier (0-1), il est resté l’un des rares motifs de satisfaction. Vingt-six minutes de jeu, et ce constat de La Voix du Nord : le joueur prêté par Paris «a montré qu’il avait du feu dans les jambes et peut-être de l’or dans les pieds».
Un pari à 1,5 M€ côté parisien
Le PSG n’a pas improvisé. Le club a acheté définitivement Ayari au Stade Tunisien cet été contre 1,5 M€ avant de l’envoyer se frotter au professionnalisme européen. Un investissement modeste à l’échelle parisienne, un pari classique sur un profil de dribbleur qu’il faut roder ailleurs avant d’espérer l’intégrer.
Le chantier est identifié. La Voix du Nord pointe l’expression de son jeu collectif comme principale marge de progression, à quoi s’ajoutent la régularité et l’efficacité dans le dernier geste. Trois bouts de match ne font pas une saison, et Dunkerque, battu vendredi, a d’autres urgences. Mais les entrées d’Ayari sont déjà devenues un moment que le stade attend.
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