Le Barça, encore
Neuf ans plus tard. Toujours là.
Unai Emery retrouve le FC Barcelone ce mardi soir (21h) avec Aston Villa, pour la quatrième journée de la phase de ligue. Et forcément, à la veille du match, on lui a reparlé du 8 mars 2017. Le soir où son PSG, arrivé au Camp Nou avec quatre buts d’avance, a pris 6-1 et quitté la compétition en huitièmes.
Il n’a pas esquivé. « Il s’est passé beaucoup de choses ce soir-là, on le sait tous », a lâché l’entraîneur espagnol lundi en conférence de presse, avant d’expliquer qu’il en avait tiré des leçons sur le terrain, mais aussi en dehors. Le message est clair. La plaie n’est pas refermée.
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« La VAR aurait été indispensable »
Le fond de sa pensée vise l’arbitrage. Ce soir-là, l’Allemand Deniz Aytekin avait été très contesté côté parisien. Le club avait même transmis à l’UEFA un montage vidéo de huit minutes, réalisé avec d’anciens arbitres, recensant quinze situations litigieuses. Une main de Mascherano dans la surface sur un centre de Draxler. Un penalty accordé à Neymar après un contact avec Meunier.
Emery le dit sans détour aujourd’hui : avec l’assistance vidéo, l’histoire aurait pu être différente. La VAR n’est arrivée dans les compétitions internationales que la saison suivante. Trop tard pour lui.
Trois buts en sept minutes. Sergi Roberto à la 95e. Le genre de scénario qu’un coach rejoue longtemps dans sa tête.
Un bilan qui pique
Le pire ? Les chiffres ne l’aident pas à tourner la page. En carrière, Emery a croisé les Blaugrana trente fois. Trois victoires. Six nuls. Vingt et une défaites.
Ce mardi, il arrive avec Villa, pas avec Paris. Mais un succès en Catalogne ferait sans doute plus de bien au technicien de 55 ans que n’importe quelle déclaration en conférence.
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