Trois ans après, le revoilà derrière un banc
Le 17 septembre 2023, Mike Babcock quittait Columbus avant même d’avoir dirigé un match. Une histoire de pellicules de téléphone, de joueurs mal à l’aise, de méthodes qui passaient mal. On le croyait rangé. C’était mal le connaître.
Mardi, les Edmonton Oilers en ont fait le 19e entraîneur de leur histoire. À 63 ans, il récupère l’une des équipes les plus attendues de la ligue. Et le timing, lui, interroge.
Edmonton change de tête après deux finales perdues
Babcock remplace Kris Knoblauch, écarté le 14 mai. Trois saisons, deux finales de Coupe Stanley, deux défaites. Et un premier tour 2025-26 perdu en six matchs contre Anaheim. Pas grand-chose à ajouter : la patience a des limites, même quand on touche deux fois au but.
Sur le papier, le CV fait rêver. Près de 1 500 matchs dirigés, un bilan de 700 victoires en saison régulière, une Coupe Stanley avec Detroit en 2008. Il reste le seul coach à avoir gagné la Stanley Cup, l’or olympique, un Mondial et une Coupe du monde de hockey. Le palmarès, lui, ne tremble pas.
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Le passé qui colle aux patins
Mais il y a l’autre Babcock. Celui dont le syndicat des joueurs a réclamé une enquête avant de le laisser revenir. La ligue a tranché la semaine dernière : rien ne justifie de l’écarter. Dossier clos, officiellement. Reste à voir comment un vestiaire emmené par Connor McDavid accueille un homme à la réputation aussi lourde que son tableau de chasse. C’est lui, désormais, qui tient les clés.
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