Une journée d’attente pour rien
Personne n’a joué. Pas un lancer.
À Cleveland, la pluie est tombée toute la journée de vendredi, puis s’est transformée en averses en début de soirée. Une heure après l’horaire prévu du premier lancer, la Ligue a jeté l’éponge. Le match 4 de la finale de la Ligue américaine entre les Guardians et les Rays est reporté à samedi soir.
Stephen Vogt, le manager de Cleveland, n’a pas caché son agacement en conférence de presse. « C’était une longue journée d’attente pour finalement ne pas jouer. C’est hors de notre contrôle. C’est le baseball. C’est Cleveland. On a l’habitude de ce genre de journées. »
En face, Kevin Cash a joué la carte du calme. « Je n’ai aucune raison d’être frustré. On a tout fait comme en saison régulière. »
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Quatre matchs en quatre jours
Le vrai sujet, c’est la suite. Cleveland mène la série 2-1. Avec ce report, les quatre derniers matchs éventuels s’enchaîneront sans la moindre journée de repos. Match 5 dimanche à Cleveland, puis retour à St. Petersburg pour les matchs 6 et 7 si nécessaire, sous le dôme des Rays.
Conséquence directe : le champion de la Ligue américaine sera connu mardi au plus tard. Le vainqueur retrouvera Milwaukee, qui a balayé les Dodgers pour décrocher sa première Série mondiale depuis 1982. Et il fera froid. Autour de 5 degrés annoncés pour les deux prochains matchs dans l’Ohio.
Pour les enclos de releveurs, quatre jours d’affilée, c’est un test d’endurance.
Armstrong contre Martinez
Les lanceurs prévus vendredi restent les mêmes. Shawn Armstrong ouvrira pour Cleveland. Un ancien des Rays, auteur d’une sortie propre lors du match 2 (un coup sûr concédé en une manche et deux tiers). Son historique face à Tampa Bay est pourtant moins flatteur : 6,14 de moyenne de points mérités en 16 apparitions. Joey Cantillo et Slade Cecconi devraient prendre le relais.
Nick Martinez, lui, a de quoi faire peur aux Guardians. Deux départs contre eux cette saison, deux victoires, 13 manches sans le moindre point accordé. Cleveland n’avait frappé que pour ,159 face à lui. Auteur d’une saison à 15 victoires pour 6 défaites, il avait été basculé dans un rôle de releveur en début de série. Il en rigole. « Le premier match, j’étais dans l’enclos et je n’ai pas trop aimé. Le deuxième, j’étais dans l’abri avec mes crampons. »
Samedi soir, il sera sur le monticule.
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