Le corps avant la tête
Vingt ans de carrière au plus haut niveau. Robert Lewandowski sait de quoi il parle quand il évoque la longévité. Et selon lui, les jeunes stars actuelles auront beaucoup de mal à reproduire ce que sa génération a accompli.
Dans un entretien accordé à The Athletic et relayé par RMC Sport, l’attaquant polonais, qui joue désormais au Chicago Fire, explique que tout s’accélère pour les nouveaux talents. Ils touchent le très haut niveau bien plus tôt qu’avant, mais c’est justement ce qui rendra difficile de s’y maintenir aussi longtemps.
Lewandowski ne remet pas en cause leur état d’esprit. Le problème est physique : même des joueurs exceptionnels restent des êtres humains, et l’usure finit par se payer. Il ajoute un second facteur, plus subtil. Quand on obtient tout très jeune, on risque de perdre un peu de cette faim qui pousse à rester au sommet.
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Lamine Yamal en ligne de mire
Sans le viser directement, le Polonais pense évidemment à Lamine Yamal, dont il a observé l’éclosion de très près pendant ses quatre saisons au FC Barcelone. L’ailier catalan a grandi dans un calendrier saturé, avec une exposition maximale dès l’adolescence.
Le contraste avec le parcours de Lewandowski est frappant. Débuts à 18 ans au Znicz Pruszków, arrivée au Borussia Dortmund à 22 ans, puis le Bayern et le Barça avant de rejoindre la MLS cet été, à 38 ans. Une progression par paliers, loin de l’explosion immédiate que connaissent aujourd’hui les meilleurs espoirs.
Le précédent Varane
Son avertissement résonne avec un cas récent. Raphaël Varane, arrivé au Real Madrid à 18 ans, a mis un terme à sa carrière à 31 ans, il y a deux ans, en invoquant une fatigue physique et musculaire accumulée. Un exemple qui donne du poids aux propos de Lewandowski, lui qui continue d’enchaîner les buts outre-Atlantique.
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