Cent-deux matchs d’absence, puis la finale
102. C’est le nombre de rencontres déjà disputées dans ce Mondial nord-américain sans que Donald Trump n’en ait vu une seule depuis les tribunes. Le président américain avait laissé ce soin à des membres de son cabinet, aperçus aux matchs de la sélection américaine en Californie et à Seattle. Le 103e sera le bon.
La Maison Blanche a confirmé cette nuit sa présence à la finale de dimanche entre l’Espagne et l’Argentine, tenante du titre. Karoline Leavitt, la porte-parole, a détaillé le programme : une réception FIFA vendredi à la Trump Tower de Manhattan, puis le MetLife Stadium d’East Rutherford dimanche.
« Sa venue viendra couronner la Coupe du monde la plus regardée, la plus sûre et la plus réussie de l’histoire américaine », a-t-elle avancé. Le pays n’avait accueilli le tournoi masculin qu’une seule fois auparavant, en 1994.
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Un habitué des tribunes qui comptent
Rien de nouveau dans la démarche. Sur ses deux mandats, Trump a coché le Super Bowl, l’US Open de tennis, la Ryder Cup et le Daytona 500. En novembre 2024, il était au Madison Square Garden pour un gala UFC. Le mois dernier, l’Octogone s’installait sur la pelouse sud de la Maison Blanche pour l’UFC Freedom 250, et il assistait au match 3 des finales NBA entre les Knicks et les Spurs.
Le MetLife, il connaît aussi. L’été dernier, il se tenait sur la scène du même stade quand Chelsea a soulevé la Coupe du monde des clubs.
La présence d’un chef d’État en finale n’a rien d’inédit non plus. Le Qatar en 2022 et la Russie en 2018 avaient déjà associé leurs dirigeants à la remise du trophée.
Infantino avait vendu la mèche en juin
La confirmation officielle n’en était pas tout à fait une. Dès le 23 juin, sur Fox & Friends, Gianni Infantino annonçait la couleur : « Nous serons avec le président, à profiter de la finale et à remettre le trophée au vainqueur, bien sûr. » Le patron de la FIFA et le président américain avancent ensemble depuis un moment, du tirage au sort organisé en décembre au Kennedy Center jusqu’au premier prix de la paix de la FIFA remis à Trump.
Cette proximité a laissé des traces. Trump a reconnu avoir appelé Infantino pour faire réexaminer la suspension de Folarin Balogun, écopée après un carton rouge le 1er juillet contre la Bosnie. Le dirigeant de la FIFA a confirmé l’appel tout en assurant n’avoir pesé sur aucune décision. La sanction a été levée le 5 juillet. La Belgique a sorti les États-Unis 4-1 le lendemain.
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