Un match que personne ne réclame
C’est le rendez-vous dont les finalistes se passeraient bien. Ce week-end, la France et l’Angleterre se sont disputé la troisième place du Mondial à Miami, pendant que l’Espagne et l’Argentine préparaient la finale dans le New Jersey. La FIFA appelle ça la « finale de bronze ». Les vainqueurs repartent avec une médaille et un chèque.
L’écart financier n’a rien d’anecdotique. Le troisième empoche 29 millions de dollars, le quatrième 27. Deux millions séparent les deux équipes sur une rencontre que beaucoup rangent au rayon des exhibitions. En 2022, la Croatie avait pourtant fêté sa victoire sur le Maroc comme un vrai trophée.
Essaie pour 0,99€.
Le paradoxe des buts
Le match pour la troisième place traîne une mauvaise réputation. Les chiffres racontent autre chose. On y a inscrit 76 buts en 20 éditions, soit 3,80 par match. La finale, elle, tourne à 3,81. La différence est nulle.
Cette rencontre a écrit quelques pages d’histoire. Just Fontaine y a claqué quatre buts pour la France face à la RFA en 1958, portant son total à 13 sur un seul Mondial, un record qui tient toujours. Le but le plus rapide de l’histoire de la compétition vient aussi de là : 11 secondes pour Hakan Sükür avec la Turquie en 2002. Et depuis 1966, c’est la manche où les joueurs sous-performent le moins par rapport aux buts attendus.
Le terrain de jeu des remplaçants
Les sélectionneurs abordent ce match autrement. Entre 2006 et 2022, ils ont changé en moyenne 3,9 titulaires pour la petite finale, contre 0,6 seulement pour la finale. Le message est clair : on récompense les remplaçants restés patients.
L’Allemagne détient les records de participations (cinq) et de victoires (quatre) dans cet exercice. La rencontre n’est jamais allée aux tirs au but et n’a connu qu’une seule prolongation, en 1986, quand la France avait battu la Belgique 4-2.
Découvrez le reste de l’actu Coupe du Monde sur notre site et application PenseBet !
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire