Un nouveau maillot dans la collection
Dennis Schröder va encore déménager. À force, ce n’est plus une carrière NBA, c’est un tour organisé. Le meneur allemand vient d’être envoyé à Charlotte dans un échange avec Tre Mann, et va donc découvrir sa douzième franchise dans la Grande Ligue.
Douzième. Oui, douzième.
Atlanta, Oklahoma City, Los Angeles, Boston, Houston, Toronto, Brooklyn, Golden State, Detroit, Washington, Cleveland, et maintenant Charlotte. À ce stade, il faut presque une carte interactive pour suivre le parcours. Schröder rejoint ainsi le cercle très fermé des joueurs passés par 12 franchises NBA différentes, aux côtés de Chucky Brown, Jim Jackson, Tony Massenburg, Joe Smith ou Garrett Temple.
Et forcément, une question commence à devenir sérieuse : va-t-il aller chercher Ish Smith et son record à 13 franchises ?
With his trade to the Hornets…
Dennis Schröder will now have played for 12 different teams over 14 seasons 🔥 pic.twitter.com/svdSyd5QEd
— FanDuel (@FanDuel) August 14, 2026
Charlotte récupère un vétéran utile
Derrière la blague facile sur les valises, Charlotte met quand même la main sur un joueur qui sait exactement ce qu’est une saison NBA. Schröder n’est plus le jeune meneur électrique des Hawks, ni le sixième homme qui pouvait faire basculer un match à lui seul. Mais il reste un vétéran solide, dur, expérimenté, capable de porter le ballon, de mettre de la pression sur les défenses et d’encadrer un groupe jeune.
Pour les Hornets, ce genre de profil peut avoir du sens. Dans une équipe qui cherche de la stabilité, un meneur comme Schröder peut apporter du rythme, un peu de caractère, et cette dose d’expérience qui manque souvent aux effectifs en reconstruction.
Il ne vient pas pour être le visage du projet. Il vient pour tenir la boutique, faire avancer les jeunes, et rappeler deux ou trois choses sur la dureté d’une saison régulière.
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Cleveland fait surtout ses comptes
Côté Cavaliers, le mouvement ressemble beaucoup plus à une opération financière qu’à un vrai choix sportif majeur. Schröder doit toucher 14,8 millions de dollars en 2026-27. En l’envoyant à Charlotte avec du cash, Cleveland récupère Tre Mann et son contrat à 8 millions.
Résultat : les Cavs économisent de l’argent et allègent leur situation salariale. Rien de très glamour, mais dans la NBA actuelle, ce genre de move compte. Entre les taxes, les seuils financiers et les marges de manœuvre à préserver, les dirigeants passent parfois plus de temps à surveiller les colonnes de contrats que les highlights.
Schröder devient donc une variable d’ajustement. Encore une fois.
Tre Mann tente un nouveau départ aux Cavs
Dans l’autre sens, Tre Mann arrive à Cleveland avec une opportunité à saisir. Le meneur-arrière n’a pas le vécu de Schröder, mais il offre un profil plus jeune, moins cher, et potentiellement plus malléable dans une rotation.
Pour les Cavs, c’est probablement un pari de contexte. Si Mann trouve sa place, apporte de la création secondaire, du tir et quelques minutes propres derrière les cadres, l’opération sera encore plus intéressante. Sinon, Cleveland aura au moins gagné de la flexibilité.
C’est moins spectaculaire qu’un trade de superstar, mais ce sont parfois ces petits mouvements d’été qui permettent de respirer plus tard.
Schröder, l’homme qui ne pose jamais vraiment ses cartons
Ce qui fascine avec Dennis Schröder, c’est cette capacité à rester dans la ligue malgré les changements constants. Beaucoup de joueurs disparaissent après deux ou trois expériences ratées. Lui continue d’être demandé. Pas toujours longtemps. Pas toujours dans le même rôle. Mais toujours quelque part.
C’est aussi une forme de respect. La NBA ne garde pas les joueurs par gentillesse. Si Schröder continue de trouver des équipes, c’est qu’il apporte quelque chose : de la vitesse, de l’agressivité, du leadership, une vraie capacité à jouer des minutes compétitives.
Mais douze franchises, ça commence à raconter une carrière à part. Celle d’un joueur jamais vraiment installé, mais jamais vraiment sorti du paysage non plus.
Le record d’Ish Smith dans le viseur
Ish Smith reste le maître du genre avec 13 franchises NBA. Schröder n’est plus qu’à une unité. Et honnêtement, vu la trajectoire récente, difficile de ne pas imaginer le prochain épisode.
Un buyout en février ? Un trade à la deadline ? Un contender en manque de meneur ? Une équipe jeune qui cherche un vétéran ? Le scénario existe déjà quelque part, probablement dans un tableur de front office.
Charlotte est donc la douzième étape.
La treizième serait historique.
Une nouvelle adresse, une même mission
Dennis Schröder va donc enfiler le maillot des Hornets. Il apportera son énergie, son expérience, son caractère, et sûrement quelques séquences où il rappellera qu’il peut encore faire mal balle en main.
Cleveland économise. Charlotte récupère un vétéran. Tre Mann tente de se relancer. Et Schröder continue son incroyable tour de NBA.
À ce rythme, il ne cherche plus une maison.
Il cherche le record.
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