Douze ans, puis la porte
763 matchs. C’est le cinquième total de l’histoire des Mavericks. Et pourtant, c’est par une simple ligne de transaction que l’histoire s’est terminée lundi.
Dallas a libéré Dwight Powell à quelques heures de la date limite fixée pour boucler les effectifs. Le pivot canadien de 35 ans n’avait quasiment aucune chance de rester. Les Mavericks avaient déjà quinze contrats garantis, le maximum autorisé. Le garder aurait obligé la franchise à couper un autre joueur.
Il était pourtant revenu. Re-signé tardivement, juste au moment où le camp d’entraînement démarrait le mois dernier, Powell pouvait espérer une treizième saison texane. Elle n’aura pas lieu.
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L’autre moitié de l’échange Rondo
Son arrivée à Dallas tenait presque du détail. Décembre 2014 : les Mavericks montent un échange à cinq joueurs et deux choix de draft avec Boston pour récupérer Rajon Rondo. Powell fait partie du lot, en pièce secondaire.
La suite a donné tort à tout le monde. Rondo s’est rapidement brouillé avec l’entraîneur de l’époque, Rick Carlisle, et a quitté le Texas sans boucler une saison complète. Powell, lui, est resté onze saisons pleines de plus.
Jamais une star. Souvent dans la rotation, parfois en dehors. Il a démarré 266 rencontres avec Dallas, pour une moyenne d’environ 6,5 points et un peu plus de 4 rebonds en à peine 18 minutes par match. Un joueur de vestiaire, de pick-and-roll, d’effort.
Le président des opérations basket Masai Ujiri a salué un « professionnel exemplaire » durant ses douze saisons, un « travailleur infatigable » et un « coéquipier incroyable » dont l’influence dépassait largement les parquets, jusque dans la communauté de Dallas.
Place aux jeunes
Le départ de Powell en dit long sur le virage pris par la franchise. Le nouveau visage des Mavericks se construit autour de Cooper Flagg, avec Kyrie Irving et Zaccharie Risacher à ses côtés, sous la direction de Dusty May, arrivé du basket universitaire.
À 35 ans, Powell peut désormais être récupéré par une autre équipe. Ou décider que douze ans dans le même maillot, ça suffit.
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