- 1 Un trade à trois équipes qui change trois trajectoires
- 2 Atlanta tourne vite la page Risacher
- 3 Dallas lui offre une vraie porte de sortie
- 4 Mais rien ne lui sera donné
- 5 Lu Dort, le départ qui fait mal à OKC
- 6 Presti choisit la flexibilité plutôt que les sentiments
- 7 Atlanta ajoute du sale, du vrai
- 8 Risacher doit maintenant écrire sa deuxième version
Un trade à trois équipes qui change trois trajectoires
La NBA s’était un peu calmée. Trop calmée, même. Et puis, en plein cœur de l’été, le marché a ressorti une vraie bombe : Zaccharie Risacher quitte déjà Atlanta pour rejoindre Dallas, Lu Dort part chez les Hawks, Ryan Nembhard prend aussi la direction de la Géorgie, et Oklahoma City récupère trois seconds tours de Draft tout en allégeant massivement ses comptes.
Sur le papier, tout le monde y cherche quelque chose. Dallas tente de relancer un ancien numéro 1 de Draft. Atlanta ajoute une brute défensive à son effectif. OKC sacrifie une figure de son identité pour rester propre financièrement sous le nouveau CBA.
Mais l’image forte, c’est bien celle-là : Risacher, deux ans seulement après avoir été choisi tout en haut de la Draft 2024, doit déjà refaire ses valises.
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Atlanta tourne vite la page Risacher
Le pari Hawks n’aura pas duré longtemps. Zaccharie Risacher avait pourtant démarré correctement sa carrière NBA. Une saison rookie encourageante, 12,6 points de moyenne, une deuxième place au vote du Rookie of the Year derrière Stephon Castle. Rien de sensationnel, mais assez pour imaginer une progression naturelle.
Sauf que la deuxième saison a cassé l’élan.
Moins impactant, moins confiant, moins utilisé, le Français est progressivement sorti de la rotation de Quin Snyder. Ses chiffres ont chuté à 9,6 points et 3,8 rebonds, avant un signal encore plus violent en Playoffs : seulement 22 minutes au total sur six matchs face aux Knicks.
Pour un ancien numéro 1 de Draft, c’est brutal. Pour Atlanta, c’était visiblement suffisant pour arrêter les frais.
Dallas lui offre une vraie porte de sortie
À Dallas, Risacher ne récupère pas une promenade de santé. Il récupère une chance. Et à ce stade de sa carrière, c’est déjà énorme.
Les Mavericks, désormais dirigés par Masai Ujiri, voient encore en lui un ailier long, mobile, capable de devenir un vrai profil 3-and-D. Son tir, sa taille, sa mobilité défensive et sa marge de progression continuent d’intéresser. Le talent n’a jamais totalement disparu. C’est l’environnement qui n’a pas réussi à le faire grandir assez vite.
Dans le Texas, Risacher rejoint une équipe tournée vers la jeunesse, avec Cooper Flagg comme nouvelle tête d’affiche et Kyrie Irving toujours dans le décor. L’idée est séduisante : repartir dans un projet neuf, moins plombé par les attentes immédiates d’Atlanta, et retrouver un rôle où il peut respirer.
C’est désormais officiel, Zaccharie Risacher rejoint les @DallasMavs ! 🤠 #MFFL pic.twitter.com/QhVsysqTnl
— NBA France (@NBAFRANCE) July 20, 2026
Mais rien ne lui sera donné
Le problème, c’est que Dallas n’est pas vide sur les ailes. Cooper Flagg est déjà installé comme pièce centrale. PJ Washington, Naji Marshall et Caleb Martin sont là, plus expérimentés, plus prêts, plus habitués aux exigences NBA.
Risacher devra donc aller chercher ses minutes. Pas avec son statut de numéro 1 de Draft, mais avec son niveau réel. Il devra défendre fort, mettre ses tirs ouverts, courir, couper, accepter de faire les petites choses, puis reconstruire progressivement son agressivité offensive.
C’est peut-être l’année de vérité. Pas parce qu’il est fini à 21 ans, évidemment. Mais parce que le temps de la simple projection est terminé. Les Mavericks parient encore sur ce qu’il peut devenir. À lui de montrer qu’Atlanta a abandonné trop tôt.
Lu Dort, le départ qui fait mal à OKC
Dans l’autre grand mouvement du trade, Lu Dort quitte Oklahoma City. Et là, ce n’est pas seulement un joueur qui s’en va. C’est un morceau d’ADN.
Dort, c’était sept saisons au Thunder, un rôle de titulaire, une réputation de chien de garde, un titre NBA en 2025, une place dans la All-NBA Defensive Team en 2024-25. Il représentait cette dureté, cette identité défensive, cette culture construite petit à petit autour d’un groupe devenu champion.
Le voir partir contre trois seconds tours peut sembler froid. Presque violent. Mais avec Sam Presti, rien n’est jamais aussi simple.
Oklahoma City has now acquired seven second-round picks this offseason, shed $224 million in payroll and tax and positioned themselves comfortably under the second apron via the trades of Dort, Isaiah Joe and Aaron Wiggins.
Rather than simply declining Dort’s $17.7 million team… https://t.co/fYZO9pS8mj
— Shams Charania (@ShamsCharania) July 19, 2026
Presti choisit la flexibilité plutôt que les sentiments
OKC avait une team option à 17,7 millions de dollars sur Dort. Plutôt que de la laisser filer pour rien, Presti l’a activée puis transférée. Résultat : trois picks récupérés, une trade exception créée, et surtout une énorme économie dans un contexte salarial devenu étouffant.
Depuis le début de l’été, le Thunder a déjà laissé partir Aaron Wiggins, Isaiah Joe et maintenant Dort. Vu de loin, ça ressemble à un champion qui s’affaiblit. Vu de plus près, c’est surtout une franchise qui refuse de se faire piéger par le second apron.
Avec les contrats lourds de Shai Gilgeous-Alexander, Jalen Williams et Chet Holmgren, puis la future prolongation de Cason Wallace à gérer, OKC ne pouvait pas payer tout le monde. Presti a choisi d’anticiper.
Comme souvent.
Atlanta ajoute du sale, du vrai
Pour les Hawks, récupérer Lu Dort est un vrai message. Atlanta veut défendre plus dur, jouer plus physique, ajouter de l’expérience et du vice à un groupe qui a retrouvé les Playoffs et commence à regarder plus haut.
Dort ne réglera pas tous les problèmes offensifs, loin de là. Mais dans une série, avoir un extérieur capable d’aller au contact des meilleurs scoreurs adverses, de mettre de la pression, de salir les possessions, ça compte énormément.
Avec Ryan Nembhard en plus, Atlanta récupère aussi un jeune profil à développer, tout en gardant de la flexibilité pour continuer à bouger.
Risacher doit maintenant écrire sa deuxième version
Ce trade raconte beaucoup de choses. La brutalité de la NBA avec ses jeunes talents. La froideur du nouveau CBA. La capacité de Presti à penser trois coups plus loin. L’ambition d’Atlanta. Et surtout, le nouveau départ de Zaccharie Risacher.
À Dallas, le Français n’a plus besoin de promesses. Il a besoin de minutes, de confiance et de réponses concrètes.
Atlanta a tourné la page.
Les Mavericks, eux, veulent croire qu’il reste encore un vrai joueur derrière le doute.
Maintenant, c’est à Zacch de leur donner raison.
dans ta poche.
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