Un retour annoncé, un pays qui grince
Pedro Proença pensait sans doute avoir refermé le dossier. Samedi, le président de la Fédération portugaise a affirmé que tout le monde, du sélectionneur aux joueurs, voulait revoir Cristiano Ronaldo dès la trêve de novembre. « C’est le meilleur de tous les temps », a-t-il insisté, tout en rappelant que la procédure disciplinaire ouverte contre son capitaine suivrait son cours.
Le message n’a pas éteint l’incendie. Une semaine après le départ du quintuple Ballon d’Or du rassemblement de la Seleção, à la veille du match face au Danemark, la presse portugaise continue de disséquer l’affaire. Et le ton est loin d’être unanime, comme le relève Foot Mercato.
Essaie pour 2,99€.
« Le meilleur éléphant du monde dans la pièce »
Dans A Bola, le chroniqueur Nélson Feiteirona manie l’ironie. Il reconnaît le poids sportif, médiatique et économique de Ronaldo, mais refuse que ce statut efface les règles collectives. Pour lui, l’attaquant bénéficie d’une discipline à part, et l’image d’un retour « comme si de rien n’était » passe mal auprès d’une partie du public. Reste surtout une question sans réponse : comment Ronaldo et Jorge Jesus vont-ils de nouveau partager le même vestiaire ?
Gonçalo Almeida, avocat et juge au Tribunal arbitral du sport de la FIFA, va plus loin dans le même journal. Publications sur les réseaux, versions contradictoires, déclarations officielles, jusqu’aux panneaux d’affichage : selon lui, ce feuilleton « frise le ridicule » et abîme tout le monde, la sélection comme le pays. Il plaide pour un règlement discret, en interne.
Tout le monde a perdu
L’ancien joueur et économiste Diogo Luís signe la charge la plus dure. Il reproche à la Fédération un manque de leadership, faute d’avoir réagi immédiatement au départ de son capitaine. Mais il ne ménage pas Ronaldo pour autant, estimant que rien de ce qui a été rendu public ne justifie d’avoir quitté l’équipe en plein entraînement. Sa conclusion est sans appel : « Je pense que tout le monde a perdu. »
Le contexte rend l’équation délicate. Ronaldo avait lui-même publié un long communiqué pour dénoncer des promesses de temps de jeu non tenues par Jorge Jesus, tout en admettant ses torts et en acceptant le principe d’une sanction. Novembre dira si la page peut vraiment se tourner, ou si la question de son statut reviendra au premier faux pas.
Découvrez le reste de l’actu Football sur notre site et application PenseBet !
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire