Le côté droit comme identité
Arsenal n’a pas recruté d’ailier gauche star cet été. Le club a préféré insister là où il est déjà fort. Sur ses trois premiers matches de Premier League, 47,5 % de ses ballons touchés dans le camp adverse l’ont été dans le tiers droit du terrain. Seulement 27,4 % à gauche. Ce sont les deux extrêmes du championnat, et de loin.
La tendance ne date pas de cette saison. L’an dernier, les Gunners attaquaient déjà à droite sur 41,7 % de leurs touches offensives, un total dépassé uniquement par West Ham. À gauche, leurs 31,8 % constituaient le plus faible pourcentage de Premier League.
Bukayo Saka sert de point d’appui. Mais Arsenal n’a pas changé de plan quand il s’est blessé la saison passée. Noni Madueke et Max Dowman ont pris le relais au même endroit.
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Havertz et Ødegaard glissent à droite
Dimanche contre Chelsea, Kai Havertz est venu se poster encore plus large que Saka pour surcharger le couloir. C’est de cette position qu’il est rentré dans l’axe pour égaliser.
Mercredi soir à Naples, Martin Ødegaard a parfois ressemblé à un ailier droit. Lui et Saka se sont trouvés plus souvent entre eux qu’avec n’importe quel autre partenaire. Arsenal a produit 4,05 buts attendus sur cette rencontre, son record en Ligue des champions depuis que la donnée existe, soit 2012-13.
Le but vainqueur d’Ødegaard est arrivé au terme d’une séquence de 29 passes impliquant dix joueurs, avec une passe décisive de Christos Tzolis. Saka était déjà sorti.
Un déséquilibre assumé
La gauche n’est pas morte pour autant. Tzolis compte quatre passes décisives en cinq apparitions officielles sous ses nouvelles couleurs. Riccardo Calafiori en a deux. À eux deux, ils pèsent six des neuf passes décisives d’Arsenal cette saison, toutes compétitions confondues.
Le volume, lui, parle une autre langue. Calafiori touche 39,6 ballons par 90 minutes, le quatrième total le plus faible de l’effectif. En face, Ben White en touche 68,4 et fait partie des quatre joueurs à avoir démarré les cinq rencontres.
Le bilan valide la méthode. Cinq matches, cinq victoires, 10-1 au cumul. Chelsea reste la seule équipe à avoir réellement inquiété les champions d’Angleterre. Deux questions attendent quand même une réponse : que se passera-t-il le jour où un adversaire fermera ce couloir droit, et le jour où Saka et Ødegaard manqueront en même temps ?
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