Watson ouvre la porte
Anthony Watson soutient l’idée d’un match du Tournoi des Six Nations aux États-Unis. L’ancien ailier du XV de la Rose s’est exprimé aujourd’hui, en marge du London City 7s dont il est ambassadeur.
Sa position tient en une nuance. « Si je jouais et que c’était un match à domicile pour l’Angleterre, absolument pas. Mais en tant que spectateur, en tant que fan de ce sport, absolument », explique-t-il. Watson parle de « bien commun » quand il évoque la croissance du rugby.
Il pose une condition. Déplacer une rencontre ne suffira pas. « Je ne pense pas que jouer simplement un match à New York fasse ce que le sport a besoin de faire », prévient l’ancien joueur de Bath et de Leicester. Il réclame un vrai travail d’activation et des relais influents sur place.
Essaie pour 2,99€.
World Rugby a lancé le débat
L’idée vient d’Alan Gilpin. Le directeur général de World Rugby a ouvert le sujet il y a une semaine, avant la finale de la série entre les Springboks et les All Blacks. Il a même évoqué des incitations financières pour les fédérations intéressées.
Son argument s’appuie sur Baltimore. L’Afrique du Sud y a affronté la Nouvelle-Zélande devant un stade plein. « En termes d’économie de match, c’est comme une rencontre du Tournoi », a déclaré Gilpin au Telegraph. « Cela commence à montrer que ce n’est pas la barrière. »
Gilpin cite un duel précis : Irlande contre Italie, à New York ou à Chicago. Les chiffres parlent. 2,3 millions d’habitants de New York revendiquent des origines italiennes, et les Irlando-Américains pèsent 5,3 % de la population de la ville. Chicago compte environ 570 000 résidents d’ascendance italienne et 450 000 d’ascendance irlandaise.
Un précédent et un blocage
Les deux nations se sont déjà croisées dans la Windy City. C’était en 2018, l’Irlande l’avait emporté 54-7. Mais il s’agissait d’un test de novembre, pas d’une journée du Tournoi. Le pays de Galles avait lui délocalisé ses matchs à domicile à Wembley en 1998 et 1999, le temps de construire le Millennium Stadium.
World Rugby veut installer son sport outre-Atlantique avant les Coupes du monde 2031 chez les hommes et 2033 chez les femmes. La fédération irlandaise freine. « Nous pensons que le Tournoi occupe une place particulière pour les supporters de toutes les fédérations participantes », a répondu un porte-parole de l’IRFU.
Découvrez le reste de l’actu RUGBY sur notre site et application PenseBet !
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire