Trois noms. Pas un de plus.
Victor Matfield a tranché. Pour lui, la Coupe du monde 2027 en Australie se jouera entre trois nations. L’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, la France.
Le reste du plateau ? Du décor.
« Je le dis depuis le début : il n’y a que trois équipes qui peuvent gagner cette Coupe du monde, nous, les All Blacks ou la France », a lancé l’ancien deuxième ligne springbok dans l’émission Final Whistle presents Side Entry, diffusée sur SuperSport. « Je ne pense pas qu’une autre équipe soit capable de gagner trois gros matches. »
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Trois week-ends, pas un tournoi
Tout son raisonnement tient là-dedans. Une Coupe du monde ne se gagne pas sur six semaines. Elle se gagne sur trois week-ends d’affilée : quart, demie, finale.
« Si vous voulez gagner une Coupe du monde, vous devez être capables de gagner le quart et la demie, et ce seront trois matches difficiles », insiste Matfield. Il ajoute un détail que tous les sélectionneurs connaissent par cœur. « Il faut des jambes fraîches. Il faut des gars qui n’ont pas joué les quatre matches de poule. »
La gestion de l’effectif comme premier critère. Avant le talent brut.
L’ancien capitaine estime aussi que la tournée des All Blacks en Afrique du Sud a servi les hommes de Dave Rennie. Battus, oui, mais renseignés. « Ils repartiront en sachant ce qu’ils vont affronter à la Coupe du monde », glisse-t-il.
Le tirage hante déjà tout le monde
Nick Mallett, ancien sélectionneur sud-africain présent sur le même plateau, n’a pas mâché ses mots sur le tirage australien. Si l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande terminent en tête de leur poule respective, elles se croisent dès les quarts de finale.
Et ensuite ? Le vainqueur tomberait sur la France en demi-finale, à condition que les Bleus sortent premiers de leur groupe puis franchissent le huitième et le quart.
« Nous allons avoir les All Blacks et la France en demies, et ensuite nous devrons jouer quelqu’un d’autre. La finale sera probablement notre match le plus facile », a résumé Mallett. Matfield a acquiescé : « C’est exactement ce que nous avons eu lors de la précédente Coupe du monde. »
Pour les Bleus, figurer dans ce trio a un goût particulier. Cela veut aussi dire qu’ils sont devenus le rendez-vous que personne ne veut croiser trop tôt.
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