Une réponse en trois phrases
Rúben Amorim n’a pas voulu nourrir la polémique. Il l’a quand même refermée à sa manière.
Cristian Chivu avait glissé que Juventus-Milan ne comptait pas encore dans la course au Scudetto. Le nouvel entraîneur des Rossoneri a été interrogé sur cette sortie de son homologue de l’Inter. Sa réponse a tenu en quelques mots.
« Je ne souhaite pas répondre à Chivu, je n’ai rien à dire. Je me concentre sur notre match. Si nous gagnons, nous serons en tête du classement, c’est tout ce qui m’importe. »
Le calcul est simple et il est exact. Une victoire à Turin dimanche soir placerait Milan en tête de la Serie A. Difficile de répondre plus efficacement à quelqu’un qui minimise l’enjeu.
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Le refus de hiérarchiser les rendez-vous
Amorim a tout de même reconnu le statut de l’affiche, sans accepter d’en faire un match à part.
« Pour les grands clubs, ce sont toujours des matchs importants, mais il n’y a pas de matchs moins importants », a-t-il expliqué.
Le discours colle à ce que le Portugais martèle depuis son arrivée sur le banc lombard. Aucun match à cocher, aucun match à sacrifier. Une position confortable en conférence de presse, nettement plus délicate à tenir sur un calendrier italien où les échéances s’empilent vite.
Un tacle pour son propre vestiaire
Le technicien n’a pas réservé sa fermeté à l’Inter. Il a aussi visé ses joueurs.
« Je ne suis pas satisfait du match contre Venise, et il faut faire beaucoup mieux, surtout contre la Juve. »
La sortie a de quoi surprendre. Gonçalo Ramos, recrue la plus chère de l’histoire du club, avait ouvert son compteur lors de cette rencontre. Amorim, lui, retient le contenu plutôt que la ligne de statistiques.
Rendez-vous dimanche à 20h45 à l’Allianz Stadium. Chivu suivra le match depuis son canapé. Amorim jouera la première place.
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