Un joker qui rongeait son frein
Gonçalo Ramos a parlé. Invité de l’émission « Soltinhos pelo Mundo » sur la chaîne portugaise Canal 11, l’attaquant de l’AC Milan est revenu sur la fin de son aventure parisienne. Et il n’a pas caché ce qu’il ressentait sur le banc du PSG.
En trois saisons dans la capitale, le Portugais assure n’avoir jamais aligné quatre ou cinq titularisations de suite. Il raconte même avoir marqué sur plusieurs matchs consécutifs sans jamais obtenir de place dans le onze de départ. Une situation qu’il jugeait absurde et qui, selon ses mots, l’agaçait au point d’en parler régulièrement avec sa famille. Derrière Ousmane Dembélé, recentré en pointe par Luis Enrique, l’ancien joueur de Benfica devait se contenter de bouts de match.
Il n’a pourtant jamais fait de vagues en public. Ramos explique avoir choisi de continuer à travailler plutôt que de bouder, pour que personne ne puisse remettre en cause son professionnalisme. L’amertume était bien là, reconnaît-il, mais il a tenu à la garder pour lui.
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Un départ refusé en janvier, accordé l’été suivant
L’attaquant voulait déjà quitter Paris lors du mercato d’hiver. Le PSG a fermé la porte immédiatement, faute de solution de remplacement. Luís Campos lui a alors promis un bon de sortie pour l’été. Promesse tenue. Pendant la Coupe du monde, Jorge Mendes l’a informé de l’intérêt milanais, puis Ruben Amorim, fraîchement installé sur le banc rossonero, l’a appelé directement. Quelques jours plus tard, son agent lui annonçait que l’accord était bouclé.
Le transfert, estimé à 74 millions d’euros, fait de lui la recrue la plus chère de l’histoire du club lombard. Arrivé au PSG à l’été 2023 sous forme de prêt avec option d’achat à 65 millions, il quitte la capitale avec 45 buts en 131 matchs et un palmarès garni, dont deux Ligues des champions.
Titulaire à Milan, heureux en sélection
À 25 ans, Ramos dit avoir retrouvé de la sérénité. Il enchaîne désormais les matchs comme titulaire sous les ordres de son compatriote Amorim et gagne aussi du temps de jeu avec le Portugal. Il évoque un club qui lui laisse plus d’espace pour s’exprimer.
Le départ n’a pas été simple pour autant. Il garde un excellent souvenir du vestiaire parisien, notamment de ses compatriotes, qui le taquinaient en lui demandant de rester pour l’ambiance.
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