Un point rejoué, une avalanche de haine
Un panneau publicitaire qui clignote. C’est tout ce qu’il a fallu.
Lundi, au troisième tour de l’Open de Chine à Pékin, Coco Gauff interrompt un échange dans le premier set face à Sun Xinran. Les panneaux électroniques le long du court viennent de vaciller. La jeune Chinoise semble avoir remporté le point. L’arbitre de chaise ordonne de le rejouer. Gauff s’impose ensuite 7-5, 6-1.
La suite se passe sur les réseaux sociaux. Et elle n’est pas belle à voir.
« Vous pouvez ne pas m’aimer ou contester ce qui s’est passé sans être raciste », a répondu l’Américaine sur X. « La quantité de commentaires et de messages racistes que j’ai reçus ces dernières heures est hallucinante. Je ne suis ni une tricheuse ni une voleuse. »
Essaie pour 2,99€.
Gauff s’explique sur la règle
Sur Instagram, la numéro 4 mondiale a détaillé son geste. Avant les matchs, les joueuses sont informées qu’elles peuvent aller au bout d’un point et le contester ensuite. Elle assure avoir eu tout ça en tête en plein échange. Si elle avait perdu ce point, son adversaire aurait eu exactement le même droit de réclamer qu’il soit rejoué.
« Je n’ai pas écrit ces règles. Je trouve bizarre de recevoir de la haine pour les avoir appliquées », écrit-elle. Les analyses qui la dépeignent en joueuse déloyale ? « Ridicules. »
En face, une adolescente de 16 ans
Sun Xinran a 16 ans. Elle a remporté l’US Open juniors cet été et disputait à Pékin son premier tournoi sur le circuit WTA, grâce à une invitation des organisateurs. Elle a quitté le court visiblement bouleversée.
Gauff, 22 ans et déjà deux titres du Grand Chelem, dit s’être excusée auprès d’elle à la fin du match. Sun aurait parfaitement compris. « Je n’ai pas aimé la voir aussi émue, je suis passée par là », confie l’Américaine, qui parle d’un honneur d’avoir partagé le court avec elle devant son public.
Découvrez le reste de l’actu Tennis sur notre site et application PenseBet !
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire