Un retour qui tourne au cauchemar
Jodie Burrage disputait mardi son premier match en simple sur le circuit WTA depuis 16 mois. La Britannique de 27 ans s’est inclinée au premier tour du tournoi de Chennai face à l’Indienne Vaishnavi Adkar, 3-6, 6-3, 7-5, après 2h47 de jeu.
Elle avait pourtant la victoire en main. Menant 5-3 dans la manche décisive, elle a perdu les quatre derniers jeux. La chaleur humide l’a visiblement fait souffrir. Alors que son adversaire s’apprêtait à servir pour le match, elle a appelé le médecin. Tremblante, elle a fait contrôler sa tension et son taux d’oxygène, avec de la glace sur les bras et les jambes. Elle a repris, mais a perdu le dernier jeu sans marquer un point.
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Des menaces de mort sur les réseaux
Après la rencontre, Burrage a publié en story Instagram une partie des messages reçus, dont des menaces de mort. Elle a accompagné ces captures d’un commentaire amer, ironisant sur l’accueil réservé pour son retour et rappelant pourquoi elle avait pris ses distances.
L’Allemande Eva Lys a réagi publiquement en interpellant la WTA, demandant quand des mesures seraient enfin prises. Sky Sports a sollicité l’instance pour une réaction. Le conseil des joueuses de la WTA avait déjà qualifié ce type d’abus d’inacceptable par le passé.
Ancienne 85e mondiale, son meilleur classement atteint en septembre 2023, Burrage avait déjà alerté sur le sujet l’été dernier après une défaite à Wimbledon. Elle réclamait alors que les comptes des réseaux sociaux soient liés à une identité réelle, pour responsabiliser les auteurs.
Des parieurs pointés du doigt
La joueuse soupçonne une bonne partie de ses harceleurs d’être des parieurs mécontents, certains lui reprochant directement l’argent perdu. Sa compatriote Katie Boulter partage cette analyse. Elle a révélé que sa famille et elle avaient elles aussi reçu des menaces de mort.
Les chiffres vont dans le même sens. Un rapport de la WTA et de l’ITF a recensé 458 joueuses directement ciblées en 2024. Environ 40 % des messages abusifs provenaient de parieurs frustrés, une proportion qui grimpait à 77 % pour les messages envoyés directement sur les comptes personnels des joueuses. Chez PenseBet, on le rappelle : le pari doit rester un loisir, jamais un prétexte pour s’en prendre à un athlète.
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