Un premier tour maîtrisé malgré les nerfs
Troisième tête de série, Jessica Pegula est entrée dans son US Open par une victoire 6-3, 6-2 face à la Roumaine Elena-Gabriela Ruse, dimanche à New York. Le score paraît net. Le déroulé l’a été un peu moins.
L’Américaine a gâché huit balles de break dans le troisième jeu avant de finir par prendre le service adverse deux jeux plus tard. À partir de là, elle n’a plus rien lâché. Ruse n’a obtenu qu’une seule balle de break sur toute la rencontre, et Pegula a terminé son match sans avoir concédé son engagement. Vingt-six coups gagnants pour quatorze fautes directes : le ratio résume la solidité de sa journée.
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Pegula ne cache pas la tension
« Beaucoup de nerfs aujourd’hui », a reconnu la joueuse de 32 ans au micro après la rencontre. « Tout le monde panique pendant les trois premiers jours, alors je suis contente que ce soit passé. » Une franchise rare pour une joueuse qui dispute ici son dixième US Open.
Le contexte explique en partie cette tension. Pegula reste la meilleure Américaine du classement et elle avait atteint la finale à Flushing Meadows en 2024, battue par Aryna Sabalenka. Depuis, chaque retour à New York s’accompagne d’une attente que le public local ne dissimule pas.
Un derby américain au deuxième tour
Elle retrouvera une compatriote dès le tour suivant. Sofia Kenin, invitée par les organisateurs et lauréate de l’Open d’Australie 2020, s’est qualifiée au terme d’une session nocturne qui restera dans les statistiques du tournoi : sa victoire 6-2, 7-6 (6) sur Venus Williams a démarré à 0h13 et s’est achevée à 2h01 du matin.
Le premier jour du tableau féminin a aussi livré sa surprise. Barbora Krejcikova, 27e tête de série et double lauréate en Grand Chelem, est tombée face à l’Ouzbèke Kamilla Rakhimova 7-6 (4), 6-2. La Tchèque avait pourtant écarté six balles de match. Jasmine Paolini, 19e tête de série, a de son côté sauvé sa mise pour son premier match depuis sept semaines et une blessure au pied, victorieuse en trois sets de la Slovène Veronika Erjavec.
Pour Pegula, l’objectif reste de durer. Sa deuxième semaine à New York, elle ne l’a atteinte que rarement avant 2024. Le tirage lui laisse une fenêtre, à condition de gérer les mêmes nerfs qu’au premier tour.
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