Bâle, dernier acte
Deux sets. 7-5, 7-6. Et c’est fini.
Stan Wawrinka a disputé hier soir le dernier match de sa carrière, à 41 ans, devant le public de Bâle. Le Tchèque Jiri Lehecka, 21e mondial, s’est chargé de conclure au premier tour de l’ATP 500 suisse. Pas de miracle. Juste une fin de partie digne, serrée jusqu’au bout.
La veille, le tournoi lui avait déjà rendu hommage lors d’une cérémonie en présence de Martina Hingis. Le Vaudois savait. Tout le monde savait.
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Celui qui a fait tomber les trois monstres
On parle d’un joueur passé pro en 2002. Seize titres. L’Open d’Australie et Monte-Carlo en 2014, Roland-Garros en 2015, l’US Open en 2016. Ajoutez l’or olympique en double à Pékin avec Roger Federer en 2008, puis la Coupe Davis en 2014.
Le plus fort reste ailleurs. À l’époque où Federer, Nadal et Djokovic se partageaient presque tout en Grand Chelem, Wawrinka a été l’un des rares, avec Andy Murray, à leur arracher des majeurs. Il fait même partie des trois seuls joueurs à avoir battu ces trois-là, plus Murray, en tournoi du Grand Chelem.
Son revers à une main, lui, restera dans les têtes. Un coup qui faisait lever les tribunes.
Un quadragénaire qui a refusé de lâcher
Les dernières années n’ont pas été simples. Dernier titre à Genève en 2017. Puis deux opérations au genou gauche, deux au pied gauche. Il est quand même revenu.
Depuis ses 40 ans, fêtés en mars 2025, il a gagné douze matchs sur le circuit principal. Personne n’avait fait mieux à cet âge depuis la création de l’ATP en 1990. Cette saison encore, il a atteint le troisième tour de l’Open d’Australie et retrouvé brièvement le top 100. Il quitte le circuit au 151e rang.
Après Kei Nishikori et Gaël Monfils, c’est le troisième ancien membre du top 10 à partir en quelques semaines. Une génération s’en va.
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