Un 14 juillet qui vire à la démonstration
Le Tour de France aime les symboles, et Tadej Pogacar les collectionne. Sur la 10e étape, entre Aurillac et Le Lioran, le Slovène a signé son troisième bouquet un 14 juillet. De quoi porter son total à 24 victoires d’étape et le hisser au cinquième rang de l’histoire de l’épreuve, à une longueur d’André Leducq.
Il restait 15 kilomètres quand il a lâché ses rivaux. Personne n’a pu suivre. Remco Evenepoel a coupé la ligne 32 secondes plus tard, devant le prodige français Paul Seixas, 19 ans, troisième sur ses terres.
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Vingegaard concède encore, l’écart enfle
Le scénario avait pourtant un précédent. En 2024, au Lioran, Jonas Vingegaard avait battu Pogacar au sprint sur ce même final. Deux ans plus tard, le rapport de force s’est inversé. Le Danois a terminé septième à 44 secondes et pointe désormais à 3 minutes 36 au classement général.
La comparaison en dit long sur la dynamique du moment. Là où Vingegaard grignotait, il subit. « Mes jambes vont de mieux en mieux, j’attends les longues ascensions », veut croire le coureur de la Visma. Pogacar, lui, avance vers un cinquième Tour qui l’installerait parmi les tout premiers de l’histoire.
Sifflé, mais galvanisé
Sa domination ne fait pas l’unanimité. Au sommet, quelques sifflets ont accompagné son arrivée. Le Slovène n’en a pas pris ombrage, expliquant même y avoir puisé de la force. Un souci de radio dans le dernier kilomètre l’a d’ailleurs laissé rouler à l’aveugle, sans connaître son avance sur ses poursuivants.
Reste une interrogation en filigrane : son équipe cherche-t-elle à plier ce Tour au plus vite pour lancer Pogacar sur la Vuelta, seul grand tour manquant à son palmarès ? À ce rythme, la question n’a rien d’anodin.
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