Six tirs. Deux matchs.
Six. C’est le nombre total de tirs tentés par Manchester United sur les deux premières journées de Women’s Super League. Aucune équipe non promue n’avait fait aussi mal à ce stade d’une saison, sauf Leicester City l’an dernier. Leicester est descendu en fin d’exercice.
Eva Olid savait que ça serait compliqué. Départs en série l’été dernier, virage assumé vers la formation, budget serré. Personne n’imaginait ça.
Défaite d’entrée contre London City. Puis 5-0 à domicile contre Chelsea dimanche dernier. Trois défaites de rang en WSL, du jamais-vu dans l’histoire du club. Six matchs de championnat sans victoire.
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L’attaque n’existe pas
Contre Chelsea, United a touché quatre ballons dans la surface adverse. Quatre. Et signé 21 entrées réussies dans le dernier tiers. Les deux chiffres sont des records négatifs pour le club en WSL.
Le field tilt, qui mesure la domination territoriale, est tombé à 17,4 %. Quatrième plus mauvaise marque jamais enregistrée par les Red Devils. La possession, elle, plafonne à 37,2 %, le total le plus bas depuis un déplacement à Arsenal en janvier. Et 70 % des ballons touchés cette saison l’ont été dans leur propre moitié de terrain.
Résultat, aucune grosse occasion créée sur les deux rencontres. Il faut remonter à mars 2024 pour retrouver pareille disette sur deux matchs consécutifs. Les expected goals contre Chelsea s’arrêtent à 0,20. Un seul total plus faible existe dans les archives du club.
Jess Park n’a créé aucune occasion, elle qui en avait signé 30 la saison passée. Ella Toone n’a pas touché un ballon dans la surface adverse depuis le coup d’envoi de la saison. La recrue espagnole Andrea Medina est la seule à surnager avec six ballons touchés dans les seize mètres d’en face.
Derrière, c’est pire
Chelsea a provoqué 25 récupérations hautes, dont six ont débouché sur un tir. United a commis quatre erreurs menant à un tir, record du club, et deux menant directement à un but. Dominique Janssen est devenue la première joueuse mancunienne à en concéder deux dans le même match de WSL.
Vingt-cinq tirs subis, onze cadrés, 2,94 d’expected goals contre. Sans les six arrêts de Phallon Tullis-Joyce, l’addition grimpait encore.
Le supercalculateur Opta accorde toujours 35,7 % de chances à United de finir quatrième. Mais il lui attribue désormais 0,2 % de risque de relégation directe, contre zéro au coup d’envoi de la saison. Liverpool et Manchester City arrivent le mois prochain.
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