« Bienvenue Marcelo »
La fédération équatorienne a posté un mot en espagnol ce lundi matin. « Nous avons le talent, la structure et l’ambition. Nous sommes prêts. » Puis deux mots-dièses : #LaNuevaEra, #LaEraGallardo.
Marcelo Gallardo est le nouveau sélectionneur de l’Équateur. Officiel. À 50 ans, l’Argentin découvre un banc de sélection nationale pour la première fois de sa carrière.
« Nous sommes allés chercher Marcelo Gallardo pour ce qu’il a gagné, mais surtout pour ce qu’il représente. Bienvenue Marcelo en Équateur », a lâché Francisco Egas, le président de la fédération.
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Ce qu’il a gagné
Quatorze trophées avec River Plate. Dont deux Copa Libertadores et une Copa Sudamericana. Voilà pour la ligne de CV qui a convaincu Quito.
Gallardo n’est pas un inconnu en France non plus. Il a porté le maillot de Monaco, puis celui du PSG, avant de devenir l’entraîneur qui a redéfini River. Son passage sur le banc d’Al-Ittihad, lui, a été bref.
Il prend la suite de Sebastián Beccacece. Écarté. La Coupe du Monde 2026 s’est arrêtée en huitièmes pour la Tri, battue 0-2 par le Mexique. Pour une sélection qui se voyait plus loin, la sanction est tombée.
L’Équateur a ce profil bizarre : une génération talentueuse, un football moderne, et un plafond de verre qui ne cède jamais au bon moment. La fédération mise sur le palmarès pour le faire sauter.
Le pari
Passer d’un club à une sélection, ce n’est pas la même chose. Gallardo va perdre le quotidien, les séances, le contrôle permanent. Il va gagner des rassemblements courts et des joueurs éparpillés sur trois continents.
Beaucoup de grands entraîneurs de club s’y sont cassé les dents. D’autres y ont trouvé un second souffle. Personne ne sait encore dans quelle catégorie il tombera.
Ce qui est sûr : l’Équateur n’a pas recruté un gestionnaire. Il a recruté une réputation.
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