« Je suis fait différemment »
La question revenait avec insistance depuis l’annonce du retour de l’Afrique au calendrier, au cours de la prochaine décennie, avec un Grand Prix au Rwanda. Lewis Hamilton avait glissé qu’il aimerait être sur la grille pour cette première course africaine depuis 1993. Une boutade ? Pas vraiment.
Interrogé jeudi soir lors de la journée médias du Grand Prix de Mexico, le Britannique a assumé. Selon lui, la F1 n’a jamais connu de pilote comme lui en plus de 70 ans d’histoire, et il se dit « fait différemment ». Il balaie l’idée reçue d’un temps de réaction qui s’effondre avec l’âge, assurant être plus rapide au départ que certains des plus jeunes du plateau.
Le calendrier joue pourtant contre lui. Hamilton fêtera ses 42 ans en janvier. Il en aurait 45 au début de la saison 2030, et rien ne garantit que le circuit rwandais sera prêt à cette date.
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Un contrat jusqu’en 2027, une option pour 2028
Le septuple champion du monde reste prudent sur le long terme. Il reconnaît ne pas savoir s’il voudra encore tout sacrifier dans quatre ans. Il refuse surtout de prolonger pour rien : pas question de tourner en fond de grille avec un rythme en déclin.
Son bail chez Ferrari court jusqu’à la fin de la saison 2027, avec une année supplémentaire en option à sa main. Après une première saison en rouge très compliquée en 2025, durant laquelle lui-même doutait parfois de son niveau, il a nettement redressé la barre cette année. Sa victoire à Barcelone, la première avec la Scuderia, a servi de déclic.
Priorité au titre constructeurs
À court terme, Hamilton est engagé dans une lutte serrée pour la place de dauphin. George Russell le devance d’un point, Max Verstappen pointe cinq longueurs derrière lui et Charles Leclerc trois de plus. Pourtant, il dit ne pas s’en préoccuper. Sa cible, c’est la deuxième place de Ferrari au classement des équipes, où la Scuderia possède 119 points d’avance sur Red Bull et McLaren.
Le Mexique pourrait l’aider. L’altitude devrait limiter l’effet de la traînée sur la vitesse de pointe, un point faible de la Ferrari ailleurs. Hamilton espère prolonger la bonne forme affichée sur ce tracé l’an dernier, pendant que Kimi Antonelli peut être sacré dès dimanche.
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