Deux tournois, puis le flou
Jon Rahm joue cette semaine l’Irish Open sur le parcours du Trump International Golf Links. Il enchaînera la semaine prochaine avec le BMW PGA Championship. Après ça, plus rien de certain. L’Espagnol l’a admis mardi en conférence de presse : son calendrier dépend de facteurs qu’il ne maîtrise pas.
Le premier tient à sa vie de famille. Rahm est rentré chez lui après l’épreuve finale du LIV Golf à Indianapolis le mois dernier. Sa femme attend leur quatrième enfant. «J’ai été papa, tout simplement», a-t-il expliqué. «Ma femme est enceinte et vit mal cette grossesse. Elle était un peu souffrante, alors j’ai pu prendre le relais à la maison.» L’Open d’Espagne, programmé la deuxième semaine d’octobre, pourrait en faire les frais. Rahm a tranché d’avance : la famille passe avant.
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Le LIV en zone de turbulences
L’autre inconnue est autrement plus lourde. Le LIV Golf se dirige vers une procédure de faillite pendant que son patron Scott O’Neil tente d’attirer des investisseurs vers son projet LIV 2.0. Rahm, lui, a coupé court mardi. Une seule question sur le sujet, une seule réponse : «Aucune nouvelle depuis Indianapolis.»
Le contrat qu’il a signé en rejoignant la ligue pèserait encore plus de 100 millions de dollars et court sur plusieurs saisons, ce qu’il avait reconnu en mai. Une porte de sortie pourrait s’ouvrir si le LIV rabote fortement ses dotations pour une éventuelle saison 2027. Interrogé par BBC Sport sur un retour au PGA Tour, il s’est dit «plus que disposé à honorer» son contrat LIV 1.0, avant d’ajouter : «l’avenir le dira».
La Ryder Cup en ligne de mire
Rahm, 31 ans, reste sur un troisième titre individuel LIV en trois saisons dans la ligue. Il a aussi sécurisé son avenir européen : un accord conclu en mai avec le DP World Tour lui conserve sa carte et son éligibilité à la Ryder Cup. Le rendez-vous d’Adare Manor est encore à un an, un horizon qu’il refuse d’anticiper. «Un an, c’est long. Je ne dirais pas que j’y pense déjà tant que ça», a-t-il glissé, avant de reconnaître qu’il aimerait «représenter l’Europe» en Irlande.
Reste un dernier paramètre, extérieur au golf. Le conflit en cours au Proche-Orient menace la tenue des tournois de fin de saison du DP World Tour à Abu Dhabi et Dubaï. Là non plus, Rahm n’a pas la main.
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