Une formalité qui en dit long
Aucune surprise, mais un signal. Les Minnesota Timberwolves ont choisi d’exercer l’option d’équipe prévue dans les contrats de Joan Beringer et de Terrence Shannon Jr. pour la saison 2027-2028, selon une information de Jon Krawczynski, de The Athletic, relayée dans la journée. Les deux joueurs restent donc liés à la franchise un an de plus que le terme garanti de leur contrat de débutant.
Le mécanisme est classique en NBA. Les joueurs choisis au premier tour de la draft signent un contrat de quatre ans, dont les deux dernières saisons sont soumises à une décision de la franchise. Fin octobre, chaque équipe doit dire si elle conserve ou non ses jeunes. Minnesota n’a pas hésité longtemps.
Pour Beringer, c’est la validation d’une progression rapide. Choisi en 17e position de la draft 2025, le pivot français de 20 ans arrivait avec une étiquette de projet défensif, un corps encore à construire et une expérience limitée au plus haut niveau européen.
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Du projet à la rotation
Ce début de saison a accéléré les choses. Face aux Golden State Warriors, Beringer a passé autant de temps sur le parquet que Rudy Gobert, pour 7 points à 3 sur 3 et 10 rebonds. Quelques jours plus tôt contre Brooklyn, il avait ajouté 6 points et 6 rebonds en 13 minutes. Des chiffres modestes, mais une présence qui ne se discute plus derrière le quadruple défenseur de l’année.
Le Français avait déjà laissé des indices la saison passée. Au moment du sprint final de la saison régulière, il avait compilé 24 points, 12 rebonds et 7 contres, une ligne de statistiques rare pour un rookie. L’été dernier, en Summer League, le staff l’avait même testé au poste d’ailier-fort pour élargir sa palette.
Shannon dans le même wagon
Terrence Shannon Jr. bénéficie de la même décision. L’arrière, drafté en 2024, s’est fait une place dans les plans de Chris Finch. Les deux joueurs ont bien démarré l’exercice et font partie des fondations sur lesquelles Minnesota compte bâtir autour d’Anthony Edwards.
Pour la franchise, l’opération a aussi un intérêt financier évident : des salaires de contrat rookie maîtrisés, dans une ligue où la masse salariale des prétendants explose. Pour Beringer, l’étape suivante est connue. Prouver d’ici 2028 qu’il mérite bien plus qu’une option.
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