Un regard noir, puis des mots
Mikel Arteta n’a pas tourné la page. Interrogé ce vendredi en conférence de presse, le manager d’Arsenal est revenu sur l’expulsion de Max Dowman lors de l’élimination des Gunners en League Cup, face à Fleetwood, pensionnaire de quatrième division. L’ailier de 16 ans avait été renvoyé aux vestiaires après une altercation avec un adversaire.
Sur le bord du terrain, les caméras avaient capté le regard glacial d’Arteta au moment où son jeune joueur quittait la pelouse. Les images ont beaucoup tourné. L’Espagnol ne s’en excuse pas. Pour lui, sa réaction ne se comprend qu’à la lumière de la relation qu’il entretient avec le joueur et dans des échanges qu’ils avaient eus auparavant. Il a même comparé la scène aux reproches qu’un parent adresse à son enfant : désagréable à voir de l’extérieur, utile pour celui qui les reçoit.
Puis il a inversé la question. Selon lui, la réaction qui compte vraiment est celle des coéquipiers obligés de finir un match à dix par la faute d’un seul.
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« On n’est pas à Disneyland »
Arteta a assumé sa colère. Il dit être furieux à chaque match qu’il ne gagne pas et refuse de voir cela comme un problème. Le club protège son prodige, insiste-t-il, mais l’exigence reste la même pour tout le monde. Dowman doit gagner sa place sur le terrain comme les autres, sinon le reste du vestiaire aurait de quoi lui demander des comptes. « On n’est pas à Disneyland, on est en Premier League », a-t-il lâché.
Le message vise aussi le groupe. Arsenal sort d’une semaine compliquée, avec cette élimination aux tirs au but face à un club de League Two qui a fait beaucoup parler en Angleterre.
Privé du choc à Anfield
La sanction est déjà tombée. Arsenal a vu son recours rejeté et Dowman purge trois matchs de suspension. Il manquera donc le déplacement sur la pelouse de Liverpool, dimanche, l’une des affiches de la journée en Premier League.
Un coup d’arrêt pour un joueur qui avait affolé les compteurs en début de saison, avec un doublé en League Cup contre Ipswich et plusieurs records de précocité à son actif. À 16 ans, Dowman apprend vite. Parfois à ses dépens.
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