Une caméra, un coach, et la polémique démarre
Une image a suffi. Dimanche à Londres, pendant la large victoire des Colts face aux Commanders (30-13), les caméras ont surpris Carlie Irsay-Gordon en train d’aborder un membre du staff technique sur la touche. Elle posait des questions. En plein match.
Il n’en fallait pas plus. Sur les réseaux, plusieurs voix se sont demandé ce que faisait la propriétaire principale d’Indianapolis à cet endroit, si près des coachs.
Elle n’a pas fui le sujet. Interrogée lundi soir à Londres par Front Office Sports Tonight, Irsay-Gordon a répondu sans se cacher derrière une formule toute faite.
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« Un niveau CM2, les bons jours »
L’autodérision d’abord. « Les bons jours, j’ai à peu près le niveau d’un élève de CM2 sur le jeu et sur les grands principes de ce qu’on essaie de faire. Ça dépend de la semaine, de l’adversaire, de la situation », a-t-elle expliqué.
Puis le fond. Pour elle, poser des questions, c’est comprendre. Et diriger, c’est écouter. « Pour moi, être une bonne leader, c’est savoir écouter pour vraiment comprendre. Je pense que c’est ce que font les meilleures équipes. »
Pas d’excuse donc. Pas de recul non plus.
Vingt ans dans les coulisses des Colts
Irsay-Gordon, 45 ans, ne débarque pas. Elle a commencé comme stagiaire au sein de la franchise. Depuis 2004, elle accompagne la direction aux réunions des propriétaires et traite des dossiers de la ligue, d’abord aux côtés de son père, puis seule au nom de l’actionnariat.
En 2012, elle avait été nommée vice-présidente et copropriétaire avec ses sœurs Casey Foyt et Kalen Jackson. Elle siège aussi dans plusieurs commissions de la NFL. Le plan de succession prévu par Jim Irsay, son père, l’a placée à la tête du club après sa disparition en mai 2025.
Les critiques vont continuer. Elle aussi, visiblement.
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