Quatre-vingt-onze ans sans titre conservé
1935. C’est la dernière fois qu’Arsenal a gardé un titre de champion d’Angleterre. Le club devenait alors le deuxième de l’histoire du pays à enchaîner trois sacres de suite.
Les Gunners repartent avec une étiquette qu’ils n’avaient plus portée depuis 22 ans, celle de tenant du titre. Le 3-0 passé à Manchester City au Community Shield a fait le reste. Plus large écart dans cette affiche depuis un autre Arsenal-City sur le même score, en 2014.
Prudence quand même. Sur les quinze derniers vainqueurs du Community Shield, un seul a soulevé la Premier League dans la foulée.
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Une stabilité que personne d’autre n’a
Le vrai atout est ailleurs. Neuf clubs ont changé d’entraîneur cet été. Neuf techniciens vont diriger leur premier match de championnat sur la même journée, du jamais-vu depuis la saison 1946-47.
Mikel Arteta est de loin le plus ancien en poste dans le championnat. Six ans de reconstruction derrière lui. Et un effectif pile dans le bon créneau : 74 % des minutes jouées au Community Shield l’ont été par des joueurs entre 24 et 29 ans, David Raya étant le seul trentenaire aligné.
Chez les rivaux, seuls Michael Carrick à Manchester United et Unai Emery à Aston Villa étaient déjà là avant l’été. Le supercalculateur Opta ne leur accorde respectivement que 6,2 % et 4,8 % de chances de titre.
Deux absences derrière, une attaque en question
Le sacre s’est construit sur une défense étouffante. 27 buts encaissés, huit de moins que n’importe quelle autre équipe. 28,3 buts attendus concédés, meilleur total des cinq grands championnats européens. Soit 0,74 xG concédé par match, quatrième plus faible marque jamais relevée en Premier League depuis 2012-13.
Sauf que William Saliba manquera une bonne partie de l’année. Le dos, une blessure traînée depuis la Coupe du monde. Jurriën Timber, opéré à l’aine, ratera lui aussi le début de saison. Ben White et Cristhian Mosquera prendront le relais, sans offrir le même profil.
Autre pilier menacé : les phases arrêtées. 19 buts sur corner la saison dernière, record de Premier League, 29 au total sur ballon arrêté, un différentiel de +14,1 xG dans ce secteur contre 5,1 de moins pour Brentford, deuxième. Or les arbitres ont reçu de nouvelles consignes sur les accrochages, et la VAR pourra revenir sur une action antérieure au corner si elle débouche sur un but ou un penalty.
Devant, Arsenal n’a marqué que 71 buts. Seuls quatre champions ont fait moins en 33 saisons de Premier League achevées. Christos Tzolis arrive pour rééquilibrer un jeu très orienté à droite, où 42,5 % des occasions dans le jeu ont été créées l’an dernier, le taux le plus élevé du championnat. Bruno Guimarães, lui, doit soulager Declan Rice. Le reste se jouera à l’infirmerie : Martin Ødegaard n’a disputé que 35 % des minutes de championnat la saison passée, Bukayo Saka 57 %.
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